« Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi »         « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit »      « Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi »         « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit »   

Dieu est-Il plus exigeant avec les croyants ?

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Responsabilité – 

La vie dans la Foi est une vie responsable. Cela veut dire que la personne « répond » de ses pensées, des ses paroles et de ses actes. Depuis l’origine, comme le montrent le livre de la Genèse et tous les livres bibliques, l’être humain se situe en dialogue avec le Créateur. Dans le saint Evangile, nous voyons que Dieu lui-même s’est fait homme pour nous initier à la réponse humaine qui peut être apportée à la proposition divine. Il nous a montré comment être responsable de tout devant le Père.

L’aspiration au bien

Toute personne humaine, comme le montre le chapitre 25 de l’Evangile selon saint Matthieu, aura à rendre compte de sa vie devant le Dieu d’amour. Il y aura des croyants qui auront négligé les commandements divins. Ils seront désagréablement surpris de se voir écartés à juste titre pourtant de la familiarité divine. Il y aura des incroyants qui auront, sans le savoir, fait la volonté du Père : ils seront tout étonnés de s’entendre appeler « les bénis du Père ». Cela ne veut pas dire que Dieu soit plus exigeants avec les croyants. Cela veut dire que chacun se présente devant Dieu avec les fruits qu’il a portés, selon ses forces, selon la pureté de son cœur. Il y a dans l’être humain une inclination fondamentale au bien en raison du sceau de l’image divine qui est en lui.

Deux volontés

Dans la parabole des Talents, on voit bien que le Maître se montre plus dur avec celui à qui il avait pourtant confié moins qu’aux autres, parce qu’il n’a pas fait fructifier le don. Cela veut dire que le Seigneur regarde l’usage que nous faisons de notre liberté. La vie humaine est en dialogue ou en « synergie » avec la Divinité : la liberté humaine répond ou non à la liberté divine ; la volonté humaine répond ou non à la volonté divine ; l’amour de chaque personne répond ou non à l’amour divin. C’est bien la responsabilité : la liberté de répondre.

L’exigence

Toutefois, Dieu lui-même dit : « A qui on aura beaucoup donné, il sera beaucoup demandé ; à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage » (Lc 12, 45). Le baptisé à qui il a été révélé la vraie foi, à qui tous les dons du saint Esprit ont été communiqués, à qui la vie même de Dieu a été transfusée, qui se nourrit du Corps et du Sang du Verbe fait chair, est responsable d’un incroyable potentiel. S’il ne fait rien de cet héritage, s’il le laisse en jachère au lieu de le faire fructifier, que dira-t-il à son maître qui compte tellement sur lui ? Simultanément, le Maître regardera celui qui n’a ni la connaissance parfaite de la vérité, ni l’héritage total de la grâce, ni l’affiliation à Dieu, et Il s’émerveillera, comme Il le fait pour le Centurion, de voir que, avec si peu de moyens, il a pu s’approcher autant du Père.

Le Jugement

Et nous, les baptisés, qu’allons-nous répondre quand le Verbe nous demandera comme à Caïn « qu’as-tu fait de ton frère ? » ; qu’as-tu fait de la Création, des animaux et des forêts que Je t’avais confiées ? Qu’as-tu fait de mon évangile ? Qu’as-tu fait de la Révélation ? Qu’as-tu fait de la grâce déifiante qui t’avait été donnée en surabondance ?

Je retiens : le baptisé a une plus grande responsabilité devant le Père

(a.p. Marc-Antoine – 26/07/2026)
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