Adoration –
Avec joie, nous retrouvons, à partir du 15 novembre, la période bénie qui nous prépare à adorer, à glorifier le Sauveur et à nous prosterner devant lui, comme l’annonce l’invitatoire liturgique : « Venez, adorons et prosternons-nous devant le Christ ! » Et nous voudrions bien ne pas être frustrés de la grâce qui est préparée pour nous, pour nos familles et pour le monde entier.
Calme
Il sera bienfaisant de cultiver le calme, la tranquillité et la paix, quand, autour de nous, tout s’agite dans la frénésie commerciale et sociale des fêtes dites « de fin d’année » alors qu’elles marquent le début de la vraie vie ! Au monde en guerre nous pourrons offrir la paix.
Lumière
Le calme et la tranquillité feraient de notre foyer un oasis de paix, un « foyer » au sens propre de rayonnement de lumière et de bonheur. Allumons toujours les lumières, la couronne de l’Avent aux six branches, une bougie chaque semaine, au moment du repas, à l’heure de la prière du coucher ou, pourquoi pas, le matin, avant de partir au travail et à l’école. Dans les rues de nos villes, on pourrait remarquer les maisons chrétiennes à la lumière qui s’en dégage.
Ensemble
Mais cette lumière est surtout celle de l’harmonie familiale ou fraternelle que ne vient troubler aucune parole plus haute que l’autre. On se parle gentiment. On se réjouit les uns des autres. On prend le temps de s’aimer, car aimer demande qu’on se pose, qu’on se repose en Dieu et les uns dans les autres. On laisse un peu les écrans et l’on prend le temps de se parler, d’être ensemble : « c’est tout », comme titre un roman.
S’émerveiller
Le plus beau cadeau que nous pouvons nous faire les uns aux autres est de nous regarder dans les yeux, de nous émerveiller les uns des autres, de voir que nous sommes beaux. Nous irons peut-être dehors, peut-être y aura-t-il de la neige, peut-être irons-nous chez nos voisins pour partager la même douce lumière de l’amour chrétien. Peut-être recevrons-nous des hôtes, ou ce Pauvre dont parle le poète.
Chanter
Et ce qui serait très bon, un chocolat pour l’âme, ce serait d’aller les uns chez les autres, savourer mutuellement les noëls anciens, ce que font les Roumains qui vont dans les maisons « colinda », « chanter des colinde ». Et si nous allions, avec les enfants, prononcer ces belles mélodies chez les personnes seules ou malades, dans les prisons, à l’hôpital, là où il fait sombre et où la lumière brillera davantage ? C’est ainsi que l’Amour en personne vient dans le monde.