« Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi »         « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit »      « Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi »         « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit »   

Homélie du 3ème dimanche de Carême : la Croix : Marc 8, 34-38 ; 9, 1.

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Trois messages –

En ce dimanche de la mi-Carême, Dimanche de la Croix, le Christ nous adresse trois enseignements pour nous engager dans le deuxième chapitre de ce pèlerinage qui nous conduit à glorifier sa Résurrection : prendre sa croix ; donner sa vie pour le message évangélique ; ne pas avoir honte de notre Maître.

L’alternative

Le premier précepte concerne la façon dont nous pouvons vivre en chrétiens les circonstances de notre vie, telles que le Père céleste nous les propose. La croix est l’emblème d’un itinéraire, d’une route marquée par des carrefours, par la bien nommée « croisée des chemins ». Depuis notre enfance et jusqu’à l’heure de notre repos dans la foi, nous allons de carrefour en carrefour. Notre existence terrestre est faite d’alternative et de choix : irai-je à gauche ou à droite ; prendrai-je le chemin de la vie ou celui de la mort ?

Oui à la vie

Dans la vie bénie qui est la nôtre, surtout du fait qu’elle est consacrée et sanctifiée par le baptême, l’onction chrismale et la communion eucharistique, se succèdent des actes de décision et de liberté. Et la décision la plus importante consiste à choisir ce qui nous est proposé, à dire Oui à ce qui se présente. C’est le sens de l’expression « prendre sa croix » : la prendre, l’embrasser, la tenir, la vénérer, aimer en elle la volonté du Père, est l’acte supérieur de liberté. La croix est un signe de croissance.

Grandir dans l’épreuve

Une épreuve que l’on subit nous laissera écrasés. Une épreuve dans laquelle on dit Oui à Dieu, que l’on choisit au lieu de la subir, est une épreuve dans laquelle la personne humaine, connectée au Père par la foi, va se construire, grandir et s’épanouir à la ressemblance du Christ, le Fils de Dieu. Le Christ n’a rien subi ; Il a tout choisi. Il a géré lui-même le jour et l’heure de l’épreuve suprême dans laquelle Il reconnaissait la volonté du Père : Il était envoyé dans le monde pour y manifester l’amour absolu et inconditionnel du Créateur pour l’homme sa créature. La personne, divine ou humaine, se révèle par la Croix.

L’épreuve du bonheur

En cette deuxième moitié de la grande Quarantaine, nous sommes ainsi invités à considérer comment nous prenons la vie ; comment nous assumons les épreuves légères ou terribles qui sont permise par le Père. Sachons que le message est vrai également pour les diverses formes de bonheur : la santé, le travail, la connaissance que Dieu existe, la fortune matérielle, l’amour humain sont des épreuves redoutables – quel paradoxe ! Considérons que nous pouvons simplement consommer le bonheur, de façon passive, subir le bonheur en quelque sorte ; et nous pouvons également, c’est notre  liberté et notre décision, le choisir, le recevoir de Dieu et le lui retourner dans la fructification et l’action de grâce. La croix est un signe de vie et de triomphe sur le repli sur soi, qu’on se replie dans la douleur ou que l’on se recroqueville dans la jouissance égoïste.

Je retiens : ma croix, gestion de l’épreuve

(a.p. Marc-Antoine – 15/03/2026)
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