« Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                    « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »              « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! » 

Évangile du 6è dimanche après Pentecôte: Matthieu 9, 1-8.

Père Porphyre

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La garde des pensées –

Dans cet épisode historique rapporté par le saint Évangile, nous comprenons que notre Maître enseigne indirectement la garde des pensées. Cette ascèse intérieure a été développée par tous les Pères, à commencer par saint Antoine le Grand qui en parle dans ses Lettres.

L’ascèse de la pensée

Nous pouvons apprendre à être attentifs aux « pensées de notre cœur ». Une des formes principales de l’ascèse est celle de la pensée, en tant que faculté, et des « pensées » que sont les suggestions et les idées qui se forment dans cette faculté. Les unes viennent de l’intérieur de notre esprit ; les autres sont hétérogènes : elles viennent de l’entourage, de la culture, de la mode, quelquefois inspirées par le Malin. Ces dernières sont des pensées destructrices, tendant à la division, à la calomnie, au jugement et, directement ou indirectement, au meurtre.

L’enseignement du Maître

Le Christ enseigne que ce qui advient à notre esprit descend dans notre cœur, ce lieu de la volonté. Les pensées agréables à Dieu également tendent à descendre dans le cœur ; mais les pensées morbides y font des ravages et produisent des représentations, des paroles, et bientôt des actes qui n’ont plus rien d’un disciple du Christ. D’où l’avertissement de ce jour !

Le discernement des pensées

Notre Maître témoigne ici de son charisme de discernement des pensées. Il lit dans les cœurs : « pourquoi méditez-vous le mal dans vos cœurs ? » Cette capacité charismatique de lecture des pensées est un signe de la présence du saint Esprit dont le Christ est habité en permanence (en vertu de la communion des Personnes divines), à la fois comme Dieu et Verbe, et comme Homme et Messie (en vertu du caractère divinisé de son humanité).

Le charisme des saints

A différentes époques de l’histoire de l’Église, on sait que des saints ont reçu du saint Esprit ce charisme. Ce fut le cas, par exemple, en notre temps, de saint Porphyre d’Athènes. Mais notre première vocation est de discerner les pensées qui se manifestent dans notre propre cœur, d’en faire le tri et de choisir celles qui sont cohérentes avec la volonté divine. Souvent, nous nous faisons aider dans ce discernement par une personne, prêtre ou laïc, plus expérimentée que nous.

(a.p. Marc-Antoine)