« Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »

Convient-il de jeûner avant de se confesser ?

Maximus_Confessor

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Une institution divine –

La confession et l’absolution des péchés constituent un grand sacrement – ou « mystère » – créé par le Christ après sa résurrection : Il insuffla la grâce du saint Esprit aux Apôtres et leur dit : « Recevez l’Esprit saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jean 20, 23). Le pardon des péchés que nous reconnaissons devant le Christ invisiblement présent par la grâce du saint Esprit, ou  « déliement », « absolution », ou encore « remise des dettes » est un grand miracle.

L’union des deux volontés

En tant que tel, il s’accomplit simultanément par la volonté de Dieu et par la volonté du fidèle et par sa foi. Aucun miracle ne peut avoir lieu s’il n’y a pas la foi, comme le montre continuellement le saint Évangile. La synergie des deux volontés et des deux libertés, divine et humaine, a été valorisée dans les derniers conciles œcuméniques, suite au témoignage et au martyre de saint Maxime le Confesseur.

Le miracle du pardon

Le jeûne, qu’il soit alimentaire, sexuel ou culturel est particulièrement bénéfique parce que notre foi s’y approfondit. Ceci est surtout vrai si le jeûne s’accompagne de prière, parce que la prière, précisément, exprime la foi. Bien entendu, nous pouvons venir nous confesser sans avoir ni jeûné ni prié : mais le miracle s’accomplira selon la mesure de notre foi ; l’absolution n’est pas un acte magique ou automatique qui nous mettrait en règle avec l’Église !

Le jeûne approfondit la foi

Pour que cette parole « tes péchés sont remis » s’accomplisse, le Christ attend l’ouverture de notre cœur. Ou bien, pour dire autrement, la grâce du pardon n’est en elle-même mesurée par rien, elle est inconditionnée ; mais c’est nous qui, selon la mesure de notre foi, nous ouvrons plus ou moins, ou totalement au pardon et à la merveilleuse miséricorde divine.

Se préparer par le jeûne

Ainsi, il est bon pour nous de jeûner et d’assumer une profonde préparation à l’absolution de nos péchés, de même que nous jeûnons avant de communier au Corps et au Sang du Christ, nous jeûnons avant le sacrement du Couronnement, nous jeûnons avant le sacrement des sainte Huiles, avant l’Ordination. Nous jeûnons avant une grande décision ou un grand évènement ; et même, certains saints jeûnaient pour se préparer à la mort c’est-à-dire à la rencontre avec leur Maître.

La guérison de l’âme et du corps

Le jeûne est déjà une liberté prise à l’égard des passions, un début de purification qui prépare l’action thérapeutique du Christ dans l’absolution. Par le jeûne nous disons déjà Non au péché. Nous savons très bien jeûner avant certains traitements médicaux et avant une opération chirurgicale. Il est donc compréhensible que le jeûne nous mette dans une bonne disposition pour être soignés et guéris par le Médecin de nos âmes et de nos corps. Par manque de préparation, la confession peut devenir une formalité ou une obligation religieuse qui ne porte pas de fruits. Et l’homme continue à confesser les mêmes péchés sans changer, sans guérir du péché et de la mort.

(a.p. Marc-Antoine)

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