La conversion –
L’évangile que nous venons d’entendre et d’écouter avec sagesse s’interprète dans la continuité de dimanche dernier. Le Christ, d’une voix très encourageante, appelait ses disciples à la conversion en raison de l’accessibilité du Royaume. Aujourd’hui, nous avons l’exemple d’une personne qui se convertit inspiré par la proximité du Christ, qui incarne toute la réalité de ce Royaume. Le Verbe, avec le Père et l’Esprit, est le Souverain de ce Royaume.
La proximité
Retrouver la familiarité paradisiaque avec le Verbe qui nous parlait dans le Jardin ; connaître l’exaucement de la prière « qu’advienne ton Royaume ! » ; goûter dès maintenant à la douceur du monde qui vient : c’est possible, à portée de main, ou à quelques pas, tout près. Il suffit – quoique cela semble un peu facile à dire – il suffit de se convertir, de se détourner des chemins qui nous en éloignent, de se retourner pour prendre la voie qui mène à la Présence ineffable du Verbe – Présence, autre mot pour Royaume.
La reconnaissance
L’orientation vers le Roi de la vie, se fait ici dans la louange. Le Jourdain retournait vers la source, la mémoire de l’humanité. Le lépreux guéri retourne sur ses pas vers celui dont il a reçu la vie. Et il le glorifie ! Conversion et louange vont de pair. On se convertit par gratitude et pour exprimer sa louange pour tous les bienfaits connus ou non qui nous viennent de notre Maître. Et la gratitude est couronnée de la bénédiction. Reconnaissons notre Seigneur et notre Dieu et nous serons reconnus par lui : Il ne s’attribuera rien et attribuera tout à notre foi – admirable humilité divine !
Je retiens : le rapport entre la conversion et la prière de louange.