« Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »

Evangile du 17ème dimanche après la Croix : Luc 17, 12-19

10-lepreux

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L’annonce de la Pâque –

A la lumière de sa divine Nativité, le Sauveur Jésus Christ, par son immersion dans le Jourdain, a instauré le régime de la grâce, le règne et la suprématie de l’Esprit, le Royaume dont Il est le Souverain et le Pontife atemporel. Dans l’Église ancienne, le jour de la Théophanie, l’Évêque annonçait la date de la Pâque, ce qui signifie que le baptême dans le Jourdain figure déjà la traversée de la mort vers la vie. Tout de suite après la révélation de son identité divine, le Fils de Dieu part au désert pour une quarantaine qui est, elle aussi, une démarche pascale, celle de la victoire sur le Prince des ténèbres et du mensonge.

Anticipation de la Pentecôte

Mais, qui dit Pâques dit Pentecôte, car le fruit suprême de la Résurrection du Fils est la Descente fulgurante de l’Esprit. Associons toujours le Fils et l’Esprit ; n’oublions pas que le Verbe est Porteur de l’Esprit du Père. Il est engendré du Père par l’Esprit de façon atemporelle et dans le temps. Il est, par l’Esprit qui l’investit, conduit dans tout ce qu’Il fait et dit, propulsé en quelque sorte par lui, animé par lui et rayonnant de lui. « Christ » veut dire « Oint », et notre Sauveur est le Fils pneumatophore du Père. C’est pourquoi, en ce temps qui prépare le début strict du saint et grand carême, Il est continuellement question de l’Esprit et du Royaume dont Il est la couronne et la grâce.

Les dons de l’Esprit

Dans l’évangile de ce jour, l’essentiel est exprimé par l’expression « rendre grâce » ou « rendre gloire ». A distance, par la puissance de l’Esprit qui l’habite, le Verbe a purifié et guéri les lépreux, qui portent le symbole de la putréfaction que produit le péché, cette carence de la grâce. Le Fils a ainsi irradié la grâce incréée qui vient des entrailles paternelles de Dieu et que communique l’Esprit du Père. Le Fils est en quelque sorte l’instrument de l’Esprit du Père, puisque c’est par lui que le Père agit dans le monde par son Esprit. Le Fils communique la grâce du saint Esprit comme guérison de l’âme et du corps, comme foi, comme joie ou comme repentir. Car l’Esprit, selon les saints Pères, a sa source dans le Père et resplendit du Fils. C’est ce que nous montre l’épisode de ce jour.

L’action de grâce

Et ensuite, l’Esprit en ses dons retourne vers la source paternelle par le canal du même Fils. C’est par le Fils, dans son sacerdoce atemporel, que toute gloire est rendue au Père ; et Il fait cela quand les hommes lui apportent leur prière pour qu’Il la présente au Père. Nous voyons que l’action de Dieu dans le monde est trinitaire, ce qui est admirable. C’est pourquoi le Fils valorise ici la gratitude de celui qui, en toute conscience, après avoir été guéri, revient sur ses pas, s’approche du Fils, se prosterne devant lui et « lui rend grâce ». La prière de louange est sublime. Par elle, nous rendons au Père ce qui vient de lui ; et nous lui rendons grâce précisément par le ministère du Fils.

La tradition liturgique

Tous les offices liturgiques de notre tradition sont marqués au sceau de la louange. Ils débutent par celle-ci et, s’ils continuent en partie par des demandes, ils se concluent par l’expression de la gratitude. Le refrain incessant, le leitmotiv de la prière chrétienne n’est-il pas « gloire au Père et au Fils et au saint Esprit » ? Or la louange et la gratitude sont les symptômes d’un cœur habité par l’Esprit du Père. « Gratitude » est de la famille de « grâce », comme « gracieux », comme « gracier », faire miséricorde.

Respiration divino humaine

La gratitude est le retour de la grâce à sa source. On dirait d’une immense et insondable respiration divino humaine : le Père exhale l’Esprit par son Fils unique ; la personne humaine s’inspire de ce souffle et, à son tour, l’exhale vers le Fils qui porte cette expiration au Père. La structure même du Salut au sein de l’Histoire universelle, la sainte Bible le montre, est celle d’une commune respiration de la personne humaine et de la personne divine par la bouche du Fils. Et Celui-ci en fait le constat : la personne créée vient, dans l’Esprit, rendre grâce et gloire. Le Fils du Père est venu dans le monde nous apprendre à respirer ainsi du même souffle que le Père et être affiliés à lui.

(a.p. Marc-Antoine, « Lumière de l’Orthodoxie », Radio Notre-Dame, 14.01.24)
> fresque de la guérison des 10 lépreux
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