Le Carême –
Nous le savons, l’évangile dit « de Zachée » est toujours lu avant le début du Grand carême. Ainsi, lorsque nous écoutons cette parole dans la célébration, nous ressentons une grande joie parce que nous entendons l’annonce de la période de l’année qui nous initie aux profondeurs de l’amour de Dieu.
L’actualisation
Dans cet évangile, plusieurs paroles nous touchent profondément. Nous les prenons pour nous-mêmes. Elles nous concernent. Elles concernent notre temps, nos familles et notre personne. Il se trouve dans ce récit historique une dimension très personnelle, celle de la rencontre du Dieu créateur, le Verbe, et de sa créature, la personne humaine. Nous pouvons nous reconnaître dans cette situation et nous identifier au personnage de Zachée. Le récit qui rapporte un évènement du passé est ainsi actualisé historiquement dans notre propre temps.
Le but
Le plus éloquent est peut-être la dernière phrase de cette parole : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » ! Voici donc le but de l’Incarnation, l’horizon divin de la grotte de Bethléem et de la rive du Jourdain. Un texte liturgique le dit : « En ta miséricorde, Tu parus, tandis qu’était malade la nature des humains, et Tu la soignas, bon Médecin, par ta Passion sur la croix » (matines du vendredi, ton 7, ode 6). Par son grand amour, le Seigneur de gloire vient assumer la condition humaine. L’évangile de Zachée éclaire toute la Semaine sainte, cette grande semaine de manifestation du Dieu Amour.
Le salut du monde
En quand nous écoutons cette parole, nous ne pensons pas seulement à nous-mêmes et à nos proches. Nous pensons au monde, à la planète malade de violence et d’injustice. Et nous comprenons avec joie et espérance que Dieu a tout fait pour le monde. Il a tout fait et Il fait tout pour que les hommes vivent dans la paix et dans la connaissance parfaite de la vérité. Il exprime toute sa pensée par sa Parole ; Il donne les moyens de la paix et de la justice par ses préceptes ; Il présente sa Mère très pure et tous ses amis en modèles ; Il se donne lui-même en exemple d’humanité parfaite et sainte. Il s’offre en réponse totale à tous les questionnements de notre temps. Il se rend et demeure présent chez nous, dans notre société, pour guérir, pour sauver ce qui paraît, à beaucoup d’entre nos contemporains, déjà « perdu ». Eh bien, non : le monde n’est pas perdu, il est sauvé !