L’amour –
Il s’agit bien d’une question importante pour l’expérience hésychaste. De grands anciens comme saint Théophane le Reclus et le métropolite Antoine de Souroj en écrivent. La technique a sa place, mais c’est surtout l’amour qui est important. Un autre métropolite Antoine, celui de Sibiu, disait que la technique ne conduit pas à l’amour : c’est l’amour qui invente la technique! On peut perdre beaucoup de temps à prendre la méthode d’oraison hésychaste, cette expérience chrétienne de méditation, comme le moyen d’obtenir un résultat. L’erreur est ici d’introduire une causalité dans la prière.
Le présent
Si vous pouvez être attentif à votre cœur, c’est le plus important. Et il est vrai que, souvent, l’attention au parcours de notre souffle nous permet de localiser notre cœur. Mais, encore une fois, l’important est l’amour. Dieu est amour. Si nous aimons nous connaissons Dieu. L’amour est alors un présent plein de présence.
Le naturel
Vous pouvez, par exemple, dire la première partie de la Prière sur l’inspiration et la deuxième sur l’expiration. Mais il est important de n’éprouver aucune contrainte, aucun effort. Celui qui aime ne s’efforce pas. La contrainte dans la respiration produit des illusions. Pour aller du corporel à l’incorporel, ce qui est un des principes de la méthode hésychaste, la voie est celle du naturel. La prière est en effet l’activité la plus naturelle à l’homme et aux anges. Elle appartient à la fois au Paradis et au Royaume.
La liberté
La prière est fondamentalement un acte de liberté dans l’amour. Elle n’est que douceur, tranquillité, confiance et naturel. C’est pour cela que la technique ne peut pas y avoir une place aussi importante que celle qu’elle occupe dans les formes de méditation asiatique. L’expérience chrétienne est celle de l’amour, c’est-à-dire l’épanouissement de la personne humaine en communion avec la personne divine, présente en son Nom.