“Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”      “Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”   

Evangile du 6ème dimanche de l’Avent : Matthieu 1, 1-25

genealogie de Jesus

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L’humanité parfaite –

Chers Frères et Amis du Christ, nous approchons avec impatience du mystère et du jour de la Nativité du Sauveur, ou bien c’est ce mystère et ce jour qui, avec divine impatience, approchent de nous ! Le Christ est à l’approche ! Et nous nous en réjouissons : dans toutes les maisons, on se prépare à se réjouir, non seulement des aliments savoureux que l’on n’a pas goûtés depuis un certain temps, mais surtout à se régaler de la douceur de Dieu, de sa lumière, de sa bienveillance et de son humanité incomparable. Le créateur du ciel et de la terre va montrer son humanité parfaite. Le plus humain des hommes va habiter parmi les hommes, arpenter les routes de la Terre sainte et déambuler dans la rue des villes dont nous connaissons les noms : Nazareth, Cana, Jéricho, Nain, Capharnaüm, Jérusalem !

Les trois généalogies

Et c’est cette humanité réelle et attestée, inscrite dans la géographie du Moyen Orient et dans l’Histoire universelle, qu’atteste la généalogie que nous venons d’entendre. Deux généalogies existent dans le saint Évangile : celle que donne saint Luc (3, 23-37) est ascendante et elle remonte jusqu’à la filiation divine de Jésus Christ. Celle donnée par saint Matthieu, que nous venons d’écouter, commence par Abraham. Il est une troisième généalogie, plus courte, à laquelle on ne pense pas toujours : celle du prologue de l’Évangile selon saint Jean : « Au principe est le Verbe… Il est Dieu… Et Il s’est fait chair et Il a fait sa demeure parmi nous ! »

La nation sainte

À ces généalogies charnelles et biologiques répond celle que suggère l’apôtre Paul dans l’épître de ce jour, la famille spirituelle de tous ceux qui vécurent par la foi, à commencer par Abraham, Isaac et Jacob. La lignée de la foi aboutit à nous, les disciples de Jésus Christ, et s’accomplit dans l’Église. Nous sommes de cette famille. Par la foi, par la pratique des commandements, par le baptême, par notre prière fervente et la vie du saint Esprit dans notre cœur, nous sommes du peuple du Christ. Aussi nous appelle-t-on chrétiens : c’est le nom de la nation sainte, du peuple royal et sacerdotal que nous sommes par la foi, par le baptême, l’onction chrismale et la sainte Eucharistie !

« La famille de Dieu »

Nous n’en sommes pas bien conscients : un sang divino humain coule dans nos veines ; un souffle divin nous oxygène corps et âme. Nous avons été greffés au corps du Christ et transfusés de son sang. Nous avons intégré sa pensée et inhalé son Esprit très saint ! Nous avons été engendrés d’En Haut par ce même Esprit et sommes devenus ainsi des frères et sœurs du Fils unique. Chaque fois que nous faisons la volonté de son Père qui est notre Père, nous nous montrons de la famille du Christ : « Qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux m’est un frère, une sœur et une mère « (Matthieu 12, 50). Saint Paul le dit encore : « Vous êtes de la famille de Dieu » (Éphésiens 2, 19). La prophétie s’accomplit : « On les appellera fils du Dieu vivant » (Osée 2, 1).

Être chrétien

Ainsi, lorsque nous écoutons comme une hymne liturgique l’énumération des ancêtres du Christ, nous voyons se déployer notre propre arbre généalogique. Nous saluons notre propre hérédité divino humaine. Il revient à notre cœur conscient l’extraordinaire dignité dont nous sommes revêtus et la responsabilité unique qui nous est confiée. L’heure sublime de la Nativité offre le renouvellement à notre conscience ; elle nous rappelle ce que c’est qu’être chrétien ; elle ravive notre vocation de membres du corps du Christ, de consanguins du Christ, de frères et sœurs de sang et d’Esprit de celui qui est né à Bethléem, qui a consacré toute sa vie à faire la volonté du Père, jusqu’à franchir même les portes de la mort.

Les saints défient le monde par l’Évangile et la Croix. Greffés au corps du Verbe fait chair, nous portons au sein de la société civile et de la création entière une puissance de vie, de paix, de bienveillance divine, de pardon et de victoire de la vie sur la mort, de l’amour sur la haine. Par les temps qui nous sont donnés à vivre, l’actualité de ce fait nous transporte !

(a.p. Marc-Antoine – 21/12/2025)