« Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                    « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »              « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! » 

Pourquoi Jésus dit-Il : « le Père seul le sait » (Marc 13, 32) ?

Trinité Roublev

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Le Fils fait la volonté du Père –

« Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le Ciel, ni le Fils, mais le Père seul ». Dans un autre passage, le même Seigneur Jésus Christ dit « le Père est plus grand que moi » (Jean 14, 28). Plus d’une fois, dans le saint Évangile, nous entendons combien le Sauveur aime le Père, son Père, qui est également notre Père, le Père de ceux qui par l’Esprit saint croient dans le Fils. Écoutons le saint Évangile selon Jean : nous entendrons que Dieu le Verbe est venu dans le monde pour faire la volonté du Père.

L’humilité du Fils

Très souvent le Fils se retranche devant le Père. C’est même une caractéristique de son comportement : ce qu’on appelle la « kénose » ou abnégation du Verbe a lieu, non seulement devant les hommes, mais devant le Père. Les théologiens orthodoxes ont beaucoup admiré l’humilité du Fils et son obéissance au Père. Le Fils ne revendique jamais d’être glorifié comme Dieu par les hommes. Il s’efface toujours devant le Père, quoiqu’Il lui demande de le glorifier (Jean 17) de la gloire atemporelle qui lui appartient. N’oublions pas que le Christ dit également « le Père et moi, nous sommes Un » (Jean 10, 30) ; n’oublions pas que le Père glorifie le Fils (cf. Jean 17 et Matthieu 3, 17) et qu’Il lui consacre la place d’honneur à sa droite, c’est-à-dire à égalité avec lui-même.

Diversité et unité dans la Trinité

La révérence du Fils n’est pas interprétée comme une subordination, car, dans la sainte Trinité, il n’y a pas de hiérarchie : les Personnes ou Hypostases divines sont égales en divinité, Elles communient à part entière à l’unité divine, Elles ne la fractionnent pas : Chacune assume la totalité de la Divinité qui est une comme cela fut révélé aux prophètes et surtout au grand Moïse. Mais chaque Personne divine a des caractères propres, les « caractères hypostatiques », que formule pour sa part l’apôtre Paul : « que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père, et la communion du saint Esprit soient avec vous tous ! » Les saints Pères ont insisté sur le caractère de source unique pour le Père, de manifestation pour le Fils et de communication pour le saint Esprit.

La religion du Père

Nous comprenons ainsi que le Fils honore continuellement le Père comme Source unique de la divinité qu’Il reçoit de lui : « plus grand que moi » veut dire, non pas une inégalité dans la divinité, mais la primauté atemporelle du Père. Si l’Esprit parlait comme le Verbe, Il en dirait autant, Lui qui « est issu du Père ». La révélation donnée par Jésus Christ est celle du Père et la grâce communiquée par l’Esprit est celle du Père. Ce qu’on appelle le « christianisme » parce qu’on y voit la religion du Christ, est tout autant la religion du Père. Et le Fils nous a appris à prier le Père dans le saint Esprit.

L’humanité de Jésus le Verbe

Par ailleurs, quand le Verbe Dieu parle aux disciples, Il le fait en tant qu’Il est le Verbe fait chair, le Dieu-Homme. Pour cette raison, s’il parle selon son humanité, comme homme parfait, il est normal qu’Il assigne au Père une place supérieure à la sienne. Le Père ne s’est pas fait homme, l’Esprit non plus : « le Père est plus grand que moi » en tant que Je suis homme, voudrait dire le Sauveur. Cette phrase est ainsi entendue de deux façons : comme glorification atemporelle du Père par Dieu le Fils – ce que l’on retrouve dans le chapitre 17 de Saint-Jean – ; comme reconnaissance humaine par le Fils incarné de la supériorité divine.

L’homme parfait ne sait pas tout

Il en est de même quand Il dit que « le Père seul sait » : le Père est la source unique de la divinité et de toute sagesse et science divines, ce que n’est ni le Fils ni l’Esprit, et à fortiori aucune créature angélique et humaine ; et, pour Jésus Christ l’homme parfait, l’omniscience divine, la sagesse et la miséricorde divine forment un abîme insondable.

(a.p. Marc-Antoine)