“Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”      “Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”   

Je suis harcelé de pensées : que faire ?

ST SILOUANE 2007-2

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Les psaumes –

L’expérience des saints Pères montre que l’homme a la liberté par rapport aux pensées qui l’occupent. Déjà David dans ses psaumes décrit le combat que livrent à l’homme les idées, les suggestions, les réflexions de toutes sortes. Nous savons que, pour cette raison, non seulement l’homme perd la paix, mais il peut être conduit à la démence. « Pourquoi mes ennemis se sont-ils multipliés ?, « qu’ils sont nombreux ceux qui s’acharnent contre moi ! », dit le Prophète (Ps 3 et de nombreux autres).

Le Nom

Les Anciens ont prouvé que l’invocation du Nom chasse les pensées et occupe saintement l’esprit et le cœur : « Toutes les nations m’ont entouré : au Nom du Seigneur, je les ai repoussée ! »  (répons de matines) ; « que Dieu se lève et ses ennemis seront dispersés ! » (matines pascales). L’invocation avec foi du Nom divin est très puissante à l’encontre des pensées pécheresses. Si l’orant est immergé dans un cœur pur par la prononciation aimante du Nom, les pensées, les bonnes et les mauvaises, deviennent périphériques.

Le repérage

Il est d’une grande aide d’identifier les pensées : gourmandise, luxure, vanité, domination, colère, avarice… Noter les pensées de la journée permet de prendre du recul par rapport à elles, d’en être conscient. On peut compter combien de fois s’est présentée telle pensée ; on notera également combien de fois on l’a repoussée ou combien de fois on l’a par complaisance acceptée. C’est l’œuvre de la liberté. On apprend ainsi à ne pas être le jouet des suggestions. Mais ce n’est pas encore le repentir !

La liberté

Nous savons si nous avons accepté telle pensée quand elle produit des fruits. Ce sont ici les illusions de notre imagination, qui font naître une ou plusieurs passions ou les nourrissent. Pour ne pas accepter une pensée, il ne suffit pas de la réfuter : c’est même inutile. Les Anciens, comme saint Cassien, nous ont appris à les remplacer immédiatement. Ceci se fait par une prière très courte, supplication ou louange. La voie dont il est question, et qui consiste, pour parler comme saint Silouane, à remplacer de mauvaises habitudes par les bonnes, répond à l’appel à la conversion que, à la suite du Précurseur, nous adresse le Christ notre Maître.

A retenir : l’homme peut choisir ses pensées

(a.p. Marc-Antoine – 25/01/2026)