« Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »

Evangile du dimanche des Rameaux: Jean 12, 1-18.

Entrée à Jérusalem Rameaux

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La hiérarchie sacrificielle –

Venu instaurer le Règne du Père et du Fils et du saint Esprit, Jésus le Messie montre, dans l’évangile de ce jour, qu’Il en est Lui-même la pierre angulaire. Le système divin de gouvernement n’est ni une démocratie ni une monarchie, ni, à plus forte raison, un despotisme, de ceux que nous observons dans l’histoire de tous les temps. La constitution révélée par le Fils de Dieu est une hiérarchie, c’est-à-dire une ordonnance sainte, mais une hiérarchie sacrificielle. A sa tête trône le Fils lui-même, envoyé dans le monde par le Père pour y fonder ce Royaume.

L’onction à Béthanie

Le geste d’adoration de Marie de Béthanie montre comment Il peut être aimé et vénéré : Il est notre Dieu qui, avec le Père et l’Esprit, a créé le ciel et la terre et tout ce qu’ils contiennent ; qui a parlé à Abraham et à Moïse ; qui s’est fait homme dans ses noces avec la Vierge d’Israël, devenue ainsi la Mère de Dieu. Le prince du Royaume reçoit de ceux qui l’aiment et le reconnaissent comme Seigneur le culte qui lui revient, comme à son Père sans commencement et à son Esprit saint, bon et vivificateur. La myrrhe qui embaume est le sacrement de l’Esprit qui repose pré éternellement sur le Fils, comme  l’attestent ceux qui croient ; elle est également une onction royale accomplie par ceux qui se présentent comme sujets et citoyens libres de ce Royaume. Ce geste désigne enfin l’Époux auquel son peuple apporte la dévotion de l’Épouse.

Le Royaume de l’amour

Le Royaume est ainsi constitué avant tout par l’amour, la foi et la vénération religieuse que les croyants offrent à leur Roi et à leur Dieu. Or Celui-ci ne laisse en rien le temps d’un malentendu : le Seigneur Jésus n’est ni un nouveau chef de parti, celui que les Juifs attendaient pour mettre leur occupant dehors, ni un chef de secte, une espèce de gourou adoré par des fanatiques. Il parle immédiatement de sa mort et de son retrait auprès du Père, quand l’amour qui lui est ici porté sera redirigé vers « les pauvres », vers l’humanité souffrante que le Maître confie à la prévenance de ses disciples. Il n’est pas non plus un chef qui, à peine élu, présente sa démission ! Il annonce son grand retrait, qui laissera toute la place à l’Esprit du Père et aux charismes des disciples.

De royaux sujet

Passionnons-nous pour la constitution du Royaume, une méthode politique dans laquelle celui qui préside s’efface devant un alter ego, au lieu de jouir du pouvoir qu’Il pourrait avoir. Sa « sépulture » et son effacement, qui préparent, nous le savons, son retour en gloire, fondent le régime de la liberté authentique et royale. Le Roi s’efface pour que la royauté dont l’Esprit est l’onction soit l’apanage des sujets : selon l’Apocalypse, Il a fait de nous des rois et des prêtres et nous régnerons avec lui sur la Terre !

(a.p. Marc-Antoine, Radio Notre-Dame, « Lumière de l’Orthodoxie », 9.04.23)