« Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                    « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »              « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! » 

Évangile du dimanche avant la Croix: Jn 3, 13-17.

Exaltation de la Croix

Partagez :

La vénération de la Croix –

Chers fidèles, nous retrouvons aujourd’hui le mystère de la Croix que nous célébrions déjà dimanche dernier. Dans quelques jours, nous la glorifierons et nous chanterons : « devant ta Croix, nous nous prosternons, ô Maître, et, ta sainte résurrection, nous la chantons ! » Et nous déposerons de nos lèvres pures un baiser d’adoration sur le bois fleuri et parfumé qu’exposent nos églises en leur milieu. Nous l’élèverons et l’abaisserons successivement par le ministère de l’Évêque, et nous crierons vers le Ciel : Kyrie eleison ! Seigneur, miséricorde !, pour invoquer la descente du saint Esprit et glorifier l’emblème de l’amour parfait.

Le signe sur le monde

Nous ferons sur le monde le signe de la Croix, la trace lumineuse de la descente du Verbe par l’Incarnation et de son ascension par la glorieuse Exaltation – la trace glorieuse de sa descente compatissante dans les enfers et de son joyeux relèvement d’entre les morts ! Notre corps lui-même suivra ce mouvement salvifique de descente et de montée, quand il s’inclinera jusqu’à terre et, de son front, touchera la terre sanctifiée par les pas du Fils de l’Homme. Dans le désert de ce monde, le Christ en nouveau Moïse brandit le remède d’immortalité et nous ferons avec lui le signe qui guérit de toute maladie de l’âme et du corps et qui gagne sur les puissances morbides.

Le signe de la vie éternelle

Nous l’entendons bien dans le saint évangile qui vient d’être proclamé : par la sainte Croix est donnée la vie éternelle aux hommes et aux femmes de foi. Le signe de mort est changé en signe de vie parce qu’il est le signe de l’amour maximal. Dieu Lui-même, le Créateur du ciel et de la terre et de tous les mondes visibles et invisibles, renonce à soi de façon spectaculaire, se retranche et se rend simultanément présent par le saint Esprit. Il se fait chair et homme par l’Esprit saint, et simultanément s’efface : sa façon d’être présent est une extraordinaire et bouleversante absence, une absence qui sature tout de présence, le signe même du Tombeau vide, une débordante absence où se révèle sa personne divine.

L’effacement divin de soi

Dieu n’a pas voulu se donner autrement : Il a fait abnégation de lui-même ; Il s’est, dans un impensable shabbat, dépouillé de toute gloire et de toute puissance, Lui, le Souverain des mondes, par une présence tellement humble qu’elle communique la vie à autrui. Ainsi a-t-Il tellement aimé le monde ! Personne n’aime autant le monde que l’aime son Seigneur, son Maître, son Créateur et son Dieu ! Sa façon d’aimer  est d’une incroyable discrétion : une inconcevable mise à mort de soi pour donner la vie. Il y a des mères qui meurent en donnant la vie. Dieu, Mère suprême, meurt pour accoucher de l’humanité nouvelle, pour « donner son Fils », l’Homme nouveau dont tous pourront par la foi se nourrir et s’abreuver. Le Père ne cesse d’offrir l’humanité à l’homme.

La Mère de Dieu et la Croix

C’est pourquoi, en ce dimanche d’après-fête de la naissance de la Mère de Dieu, celle-ci contribue à éclairer le message de la Croix. La Vierge Mère nous enseigne que la sainte et vivifiante Croix est le signe de la maternité divine du Père céleste. La paternité se déchiffre dans la maternité, et aucune prière adressée au Père, au Fils ou à l’Esprit ne peut omettre la Mère de Dieu. Le Fils a reçu une mère parmi les hommes et nous révèle ainsi la paternité de son Père et de notre Père. Nous devenons chrétiens en recevant la vie éternelle et l’humanité éternelle par l’offrande que nous en fait le Fils dans un magnifique et généreux banquet. Chaque célébration de la divine Eucharistie actualise de façon unique et atemporelle le mystère de l’amour sacrificiel du Père, amour que manifeste le Fils et que communique l’Esprit.

Notre représentation de la Divinité

Ce jour est celui où nous réinitialisons notre représentation du Christ et de son Église. Nous réévaluons, en ce temps de la Croix, la richesse qui nous est communiquée au saint baptême en réponse à la foi que l’Esprit nous a inspirée pour le Fils. Nous rajeunissons tout notre engagement sacerdotal de baptisés auprès du Christ notre Maître et en lui. L’ensemble du contenu de la Pâque est déjà accessible dans le sacrement de la Croix vivifiante, emblème palpable de l’amour du Père !

(a.p. Marc-Antoine, Radio Notre-Dame, « Lumière de l’Orthodoxie », 10.9.23)
Derniers articles
Même sujet
Newsletter
Lettre d’information