« Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »

Évangile du dimanche après la Théophanie: Matt 4, 12-17.

Theophanie

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La synaxe du Précurseur –

Aujourd’hui 7 janvier, nous célébrons l’après-fête du baptême du Christ, appelée également Théophanie. En même temps nous faisons mémoire du saint Précurseur. En effet, dans la tradition liturgique que nous suivons, chaque fête majeure se prolonge dans ce qu’on appelle une « synaxe”, c’est-à-dire une réunion de prière, dédiée au personnage qui a joué le rôle important dans la fête écoulée. Le lendemain de Noël, par exemple, nous célébrons la synaxe de la Mère de Dieu; le 26 mars, est célébrée la synaxe de l’archange Gabriel, acteur important de l’Annonciation; et, donc, le 7 janvier, nous célébrons la synaxe du Précurseur du Christ et baptiste Jean.

Le repos de l’Esprit

Directement ou non, notre prière donne une place importante au saint Esprit, pourquoi? – parce que le baptême nouveau instauré par le Verbe fait homme n’est pas seulement le baptême de purification, ou le baptême de conversion, quoiqu’il comporte ces deux dimensions: il est principalement l’immersion dans l’Esprit, dont l’eau devient alors le signe. Le Dieu-Homme, en descendant dans le Jourdain et en voulant être immergé par le Précurseur, a témoigné de son immersion atemporelle dans l’Esprit du Père. Il nous est ainsi révélé que l’Esprit du Père repose pré éternellement sur le Fils et se déverse sur lui selon le symbole de l’eau.

Le baptême dans l’Esprit

Le Christ, vrai Dieu et vrai Homme dès le sein maternel, porté comme Tel pendant neuf mois dans le sein de la Vierge qui le conçut humainement par ce même Esprit, se montre à tous sur la rive du Jourdain comme Celui qu’inonde l’Esprit du Père, qui est immergé en cet Esprit et rayonne de lui. Il se montre Dieu fait homme et Homme déifié, digne du nom de Christ qui signifie Celui qui a reçu l’onction du Père. De façon atemporelle Il est tel: et aujourd’hui, Il montre Qui Il est. Et, au regard mystique du Précurseur, le saint Esprit le survole et le Père le reconnaît comme son Fils bien-aimé, son Fils prééternel puisque, pour être Père, Il a, de toute prééternité eu ce Fils unique. Mystiquement se dévoile l’engendrement inconcevable et atemporel du Fils et Verbe de Dieu; il est dévoilé également que la divine filiation a lieu avant tous les temps sous le vol de l’Esprit de ce même Père, et immergée en lui.

La Théophanie

La foi chrétienne est extraordinaire! Confrontée à l’incompréhensibilité de la Divinité, elle s’alimente de tout ce que Celle-ci veut bien révéler d’Elle-même, pour, en retour, la glorifier et la célébrer dans les mystères liturgiques et dans la louange dont chaque croyant est capable en son cœur, temple également de l’Esprit, Jourdain intérieur où se baptise le Verbe en son Nom ineffable de Jésus. Chantons et écoutons encore le tropaire de la Fête: « Pendant ton baptême dans le Jourdain, ô Christ, fut manifestée l’adoration due à la Trinité; car la voix du Père te rendit témoignage en te nommant Fils bien-aimé; et l’Esprit, sous forme de colombe, confirmait la vérité de cette parole. Christ, Dieu qui es apparu et qui as illuminé le monde, gloire à toi!” L’Esprit est intimement uni au Verbe.

L’expérience du saint Esprit

Comme le dit l’épître de ce jour (Ephésiens 4, 7-13), nous faisons l’expérience de l’Esprit en étant conscients de ses dons, mais c’est le Fils qui répand sur ceux qui croient en lui les dons, les grâces, les énergies incréées de son Esprit. L’Esprit ne se confond pas avec le Fils ; Il existe par lui-même ; mais c’est le Fils qui, d’auprès du Père, le donne, lui et ses dons. Nous anticipons, en cette après fête de la Théophanie, ce qui est la réalité de la Pentecôte. Pensons à établir la correspondance entre ces deux gigantesques moments du Salut. Le Père, Source unique de la divinité et des personnes divines, confie, pour les envoyer dans le monde, le Fils à l’Esprit – par qui Celui-ci sera conçu de la Vierge – et l’Esprit au Fils qui apparaît comme le grand Donateur de l’Esprit. Maintenant, cherchons à voir comment cela peut se manifester dans nos communautés de baptisés : quelle expérience avons-nous des dons que le Christ nous fait ? Quelle expérience avons-nous de l’action de l’Esprit dans nos vies ? C’est de cela que nous pouvons parler dans nos paroisses : le « Royaume des cieux », le régime de la grâce.

(a.p. Marc-Antoine, « Lumière de l’Orthodoxie », radio Notre-Dame, 7.01.2024)