“Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”      “Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”   

Evangile du 5ème dimanche après la Pentecôte : Matthieu 8, 5-13 – Les possédés de Gadara

le possédé et les porcs gadaréniens

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Souveraineté –

L’histoire des possédés de Gadara est lue plusieurs fois par an dans la célébration. C’est dire que la tradition mystagogique de l’Eglise y attache une importance particulière. Nous ne nous lassons pas d’y voir un exemple de la divine souveraineté de Jésus Christ le Verbe fait homme. Nous ne nous habituons pas à l’entendre dans ce récit faire du bien, non seulement aux hommes, mais aux démons, qu’Il créa bons. Nous sommes attentifs à l’allusion par les démons à ses deux venues dans le monde.

L’Histoire

L’épisode historique qui vient d’être proclamé a une dimension plus large que celle d’une simple anecdote. Il s’agit ici d’une figure de l’Histoire universelle. Dieu, créateur du temps de l’espace, s’est inséré en eux quand Il devint chair et homme. Il a purifié le monde par sa seule présence et par sa parole, comme nous le montre le saint Evangile presque à chaque page. Il a fait du bien au monde et Il continue à lui en faire. Mais le bien qu’Il accomplit, la mise en pratique de la volonté du Père, qui est que tous soient sauvés, ce bien, nous le voyons, dérange les hommes, leurs intérêts matériels et leur confort. Aussi ne s’impose-t-Il pas. Mais Il reviendra en gloire.

L’Exclu

Pensons à cette figure de l’Histoire. Dieu veut être activement présent dans son monde pour lui faire du bien, mais les hommes, en majorité, ne veulent ni de cette présence ni de ce bien. Considérons les souffrances du monde, l’inhumanité des hommes, l’ignoble guerre, la cruauté avec laquelle sont exploités les plus faibles, notamment les enfants ; le projet d’encourager, sous prétexte d’une « bonne mort », les personnes en situation de grand âge, de handicap ou de mal incurable à quitter la vie ; considérons la destruction de la planète par la convoitise des plus riches… Ne disons pas que Dieu a abandonné le monde ; disons plutôt qu’Il en a été renvoyé.

S’interroger

En ce temps qui découle de la Pentecôte, le saint Evangile est, chaque dimanche, une parole qui s’adresse de façon personnelle à chacun de nous. Elle nous invite à nous interroger : m’arrive-t-il d’exclure le Christ de ma vie, de ma journée, parce que le bien qu’Il veut me faire dérange mon confort et mon égoïsme ? M’arrive-t-il de faire des choix de vie individuelle, sociale ou politique qui excluent le Seigneur et sa vision du monde ?

L’Evangile

Tout nous est dit dans l’Evangile pour notre bonheur ; tout nous est donné en exemple par le Verbe fait homme pour une vie véritablement humaine. N’accusons pas Dieu de ne rien faire. Reconnaissons plutôt que la situation où nous nous trouvons est celle que nous avons réalisée en chassant le Seigneur de son monde. Pensons à son retour, car nous aurons des comptes à lui rendre. Le Créateur ne se laisse pas exclure définitivement : Il est trop bon pour cela ; Il se laisse chasser mais Il n’abandonne pas ceux qui l’ont exclu et crucifié ; et « de nouveau, en gloire, Il vient… »

Je retiens : le monde souffre d’avoir exclu son Seigneur

(a.p. Marc-Antoine – 05/07/2026)

 

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