“Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”      “Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”   

On communie « pour le pardon des péchés » : pourquoi alors la confession ?

absolution

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La vie –

L’Eucharistie est le sacrement d’où procèdent et où tendent tous les sacrements du Christ. Celui qui participe au Banquet se nourrit et s’abreuve de la vie sans fin ; il goûte en lui-même la puissance de la Résurrection qui délie de cette mort qui sépare de Dieu et qu’on appelle le péché. Le baptisé « communie au Corps très pur et au Sang très précieux de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ pour la guérison de l’âme et du corps, la rémission des péchés et la vie éternelle ! »

Le Christ agit

En sa présence invisible par le saint Esprit « à la droite du Père » et « parmi nous », le Christ œuvre  sans cesse pour délier, guérir et donner la Vie. Il préside tous les sacrements de son Eglise et agit par eux. Le pardon, ou déliement, ou absolution, est l’énergie divine de la plupart des sacrements, notamment le saint Baptême, les saintes Huiles, la Confession et l’Eucharistie elle-même. On peut le trouver dans l’Ordination qui « supplée aux faiblesses » de l’ordinand, dans le Couronnement où, à Cana de Galilée, le Créateur réconcilie miraculeusement l’homme et la femme par sa présence. L’office des funérailles lui-même est une profonde intercession pour la remise des péchés et des dettes du défunt.

Accès à la communion

Le sacrement de la « confession » – aveu, témoignage, attestation – a comme caractéristique la verbalisation des fautes, ce qu’on ne voit dans aucun autre sacrement. On essaye de dire en quoi on s’est trompé. Dans les premiers siècles, il a été inspiré par le saint Esprit pour la réconciliation avec l’Eglise des baptisés tombés dans des fautes qui les en sépare. Il permet le renouvellement de la grâce du saint Baptême et l’accès à la Table eucharistique du Banquet. Il ne fait donc pas double emploi avec la communion : il y prépare et y tend. L’absolution (déliement, remise des dettes, pardon) est, en vue de la communion, accordée par le Christ à celui ou celle qui « reconnaît » ses fautes. Elle permet de communier sans risque de s’éloigner encore davantage du Royaume (cf: 1 Corinthiens 11,29)

Le repentir

Le fruit de ce sacrement est encore autre. Confesser ses torts peut rester une démarche consciente mais froide. Ce que nous attendons de la confession, ce n’est pas d’être en règle avec des lois ou d’avoir l’autorisation de communier ! Le Seigneur a préparé pour nous la vraie porte de sa miséricorde : la grâce du repentir. On peut dire que c’est ici l’essentiel de ce qui est promis dans la confession : celle-ci est le sacrement du repentir, grâce venue d’En Haut, que nous ne pouvons ni produire, ni mériter, ni obtenir : à laquelle nous pouvons nous ouvrir en disant sur nous-mêmes, sincèrement, sans nous justifier, la vérité. Elle est la douleur de s’être privé du Dieu si bon et si beau !

Liberté

Le pardon des péchés auquel on communie dans l’Eucharistie est le grand mystère de la miséricorde et de l’amour inconditionnel de Dieu. La confession assure la participation libre et active qui permet au baptisé de jouir de cette miséricorde. Un cœur fermé par la justification de soi, par les excuses, par le victimisme demeure étanche à l’amour que le Seigneur lui manifeste et lui communique en partage. Le Seigneur nous invite constamment à la Vie ; il dépend de nous d’y répondre. C’est pourquoi la confession est tellement importante comme préparation à l’Eucharistie : quand nous jouissons de la grâce du repentir, la tristesse de s’être librement séparé du Seigneur se transforme en une indicible joie.

Je retiens : la confession et l’absolution me donnent accès à la communion

(a.p.Marc-Antoine – 28/06/2026)