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Évangile du 4ème dimanche de carême : Marc 9, 17-32 et Matthieu 4, 25 à 5, 12.

annonciation

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La promesse de l’Esprit –

Pendant le grand Carême, nous allons de fête en fête jusqu’à la célébration de la fête des fêtes, la Résurrection. Celle-ci ouvre à son tour un nouveau cycle festif dont la couronne est la sainte et glorieuse Pentecôte, Descente vertigineuse de l’Esprit. N’oublions pas que le Verbe annonce le règne de l’Esprit du Père. Tout ce qu’Il a fait sur terre, pendant son ministère, et au ciel, après son Exaltation à la droite du Père, a eu pour but que le don supérieur de l’Esprit puisse être reçu dans le monde. Le Christ n’a rien fait pour sa propre royauté ; Il a tout fait pour le règne du Père par son Esprit.

La quatrième fête du Carême

La quatrième fête du saint Carême est en ce dimanche celle de saint Jean Climaque, homme du désert, père charismatique du mont Sinaï. Cette année, cette festivité en l’honneur de ceux qui s’arment de leur propre croix pour goûter au suave Esprit divin, est associée à deux autres solennités : celle de l’Annonciation et celle du saint archange Gabriel. Débordés par l’accumulation des motifs de célébration, nous ne savons où donner de la tête, après une semaine de jeûne et de repentir ! En réalité, les trois évènements coïncident dans la glorification du Verbe.

L’Homme déifié

L’Annonciation célèbre l’évènement historique de l’humanisation de Dieu et de la divinisation simultanée de l’Homme par l’action de l’Esprit du Père. L’exemple de notre Père parmi les saints Jean le Sinaïte démontre les fruits de cet évènement : toute sainteté humaine, celle de la Vierge Mère de Dieu elle-même et celle des personnes que nous vénérons en leur icône, prouve la réalité de la divine Incarnation. Dieu se fait connaître dans la chair de l’humanité et Il transfigure cette chair en l’assumant dans sa Personne divine. La Mère de Dieu et les saints sont des humains divinisés, dans le prolongement de l’humanité elle-même divinisée du Seigneur Jésus le Messie. Et l’Archange est là, non pour agir à la place de Dieu, mais pour en porter le message de vie.

Célébrer

Faire la fête pendant le Carême, loin d’être une contradiction, montre au contraire l’enjeu de ce temps : réaliser dans notre propre existence la présence corporelle de Dieu. Faire la fête en cette actualité d’horreur et de sang n’est pas absurde non plus ! Au contraire, par la célébration, exercice de leur ministère sacerdotal de baptisés, les chrétiens assument et transforment en corps et en sang de Dieu l’agonie même d’un monde supplicié. La célébration métabolise en quelque sorte, dans le creuset de la prière sacerdotale sur laquelle descend l’Esprit, tout ce que le monde apporte : les joies, les peines, les immenses douleurs, le désespoir, ainsi que les petites joies quotidiennes authentiques, l’amitié, la patience, l’amour familial et toutes les étincelles de beauté qui pétillent chaque jour autour de nous. L’Esprit saint nous donne des yeux pour voir la souffrance et la joie de Dieu dans la souffrance et le bonheur des hommes. 

(a.p. Marc-Antoine, Radio Notre-Dame, « Lumière de l’Orthodoxie », 26 mars 2023)
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