« Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                    « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »              « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! » 

Dimanche de tous les saints 2023: Matthieu 10, 32-33, 37-38 ; 19, 27-30.

st Isaac le Syrien

Partagez :

Le fruit de l’Esprit – 

Aujourd’hui est la fête des fruits ! La Pentecôte, nous le disions dimanche dernier, célèbre la récolte du blé et le don de la Torah fait par le Christ à Moïse. Nous faisons mémoire de tous les saints de tous les temps et de tous les lieux parce que, précisément, la sainteté est par excellence le fruit de l’action du saint Esprit dans l’Église et dans l’humanité entière. La sainteté humaine n’est pas une catégorie morale ; elle n’est pas une forme d’héroïsme et de surhumanité ; les saints ne sont pas des « supermen » ou des « superwomen » ! La vie en Dieu n’est pas une vie surnaturelle. Elle n’est pas une vie qui soit étrangère à notre condition, une vie finalement artificielle, surajoutée à l’homme que nous sommes.

Les saints sont de la condition commune

La sainte par excellence qui est la Vierge et Mère de Dieu donne l’exemple d’une femme parmi d’autres, de lignée royale, certes, étant fille de David, mais bien de chez nous, bien l’une d’entre nous. La pourpre dont elle est revêtue n’est pas seulement la couleur royale : elle est également la teinte de la terre dont la Vierge est issue comme nous tous. Le Christ Lui-même, le Dieu Homme, le Créateur du ciel et de la terre avec le Père et l’Esprit, le Messie attendu par Israël, le Roi des nations, s’est montré comme le plus simple des hommes.

Le type de la sainteté humaine

Il arpentait les villages de la Terre sainte comme un saint homme, un juste, un thaumaturge. Le Christ est vraiment le saint, non seulement le Trois-fois-Saint, mais l’homme saint, l’homme sanctifié, déifié, l’exemple de ce que tout homme peut devenir s’il s’exerce à faire la volonté du Père. Le Christ nous a montré le caractère ordinaire de la sainteté. Les moments où Il sortait de ce registre tout simple sont assez rares, c’est le cas de sa Transfiguration, par exemple, mais elle n’a été vue que par trois personnes. Et après sa résurrection corporelle, avec quelle simplicité Il aborde les pèlerins d’Emmaüs ou ses disciples sur le rivage de Tibériade ! La sainteté humaine a été révélée dans l’Évangile comme la norme de la vie humaine, ce que devaient atteindre de façon naturelle Adam et Ève. C’est pourquoi ce dimanche est consacré à la sainteté humaine.

Un appel universel

Celle-ci est le fruit naturel de la grâce du saint Esprit venue habiter parmi les hommes, justement pour les sanctifier. Comme telle, elle constitue un appel pour tout homme. Chaque personne, même les pires criminels actuellement en action dans le monde, porte dans son cœur une aspiration à la vie divine, à une vie toute simple, celle du Royaume, faite d’amour pour les proches et pour toutes les créatures, et nourrie par la sainteté divine. Notre aspiration au bonheur, si légitime, si profonde, n’est peut-être pas autre qu’une aspiration à la sainteté, à vivre comme Dieu vit, à aimer comme le Christ aime, à rendre les autres heureux, à se réjouir du bonheur d’autrui, à s’affliger sur la souffrance des méchants et des justes, à compatir à la souffrance des créatures, même de celles qui ne manifestent pas une conscience particulière, comme les plantes, les arbres, les oiseaux, tous les animaux qui souffrent.

Le triomphe de l’amour

Les saints, écrit saint Isaac le Syrien, ont de l’amour et de la compassion pour toutes les créatures, même les plus repoussantes. Et ils aiment tous les hommes, même ceux qui sont des monstres de cruauté et de perversité, capables de crimes contre l’humanité. Même les êtres de feu comme sainte Geneviève, sont profondément bons. Chez les saints, l’amour triomphe, la vie est victorieuse de la mort, la joie gagne sur la tristesse et un esprit de fraternité irradie vers tous. Le saint est l’homme naturel, l’homme heureux, l’homme parfait et accompli, tout ressemblant au Christ, Dieu parfait et Homme parfait. Voilà le contenu d’une vie humaine pour notre temps et pour tous les temps, y compris les plus difficiles, qui viennent !

(a.p. Marc-Antoine, « Lumière de l’Orthodoxie », Radio Notre-Dame, le 11.06.23)
> icône de saint Isaac le Syrien