« Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                    « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »              « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! » 

Marié ou moine, quel Salut ?

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Deux voies –

D’après la Tradition, au Paradis il y eut le couple de l’homme et de la femme comme forme de la vie agréable à Dieu. La plupart des saints prophètes vécurent en couple. Progressivement on vit apparaître des vierges, Elie, Élisée, le Précurseur, la Mère de Dieu et le Sauveur lui-même. Deux voies conduisent maintenant au Salut: la virginité et le mariage, deux voies qui sont réunies en Marie la Vierge Mère. Ces deux voies rivalisent en vue du Royaume! 

Les trois désirs

Au désert (Matt. 4, 1-21 ; Mc 1, 12-13 ; Lc 4, 1-13), notre Maître identifia trois désirs fondamentaux: connaître, jouir et régner; ces désirs peuvent se pervertir en passions mortifères: idolâtrie, convoitise et domination; ils peuvent se tourner vers Dieu: connaître le Père, trouver son plaisir en lui, et exercer la responsabilité à l’égard de soi, du monde et de toutes les créatures. A ces trois désirs correspondent les trois charismes promis à la fois aux moines et aux époux: la pauvreté, la chasteté et l’obéissance.

L’ascèse du couple

Dans le couple couronné dans l’Église par le saint Esprit, les époux peuvent avancer ensemble dans la connaissance du Père par la lecture de la Parole, par la prière solitaire et liturgique, par les sacrements, surtout l’absolution des péchés et la sainte Communion. Ils peuvent gérer le désir et convertir la convoitise en amour désintéressé, convertir l’éros en amour communion, et le plaisir en action de grâce conjugale. Ils peuvent gérer la richesse par la propriété commune des biens et par l’aumône. Les différentes formes de désir sont gouvernées par le jeûne qui est surtout un changement de régime et jamais une frustration.

L’obéissance au Verbe

Au Paradis, l’obéissance s’adressait au Créateur qui parlait au couple. La désobéissance à la personne divine, au Verbe qui leur parlait, entraîna la division du couple. Ainsi, la première forme d’obéissance dans le couple consiste à se tourner continuellement vers le saint Évangile pour consulter le Verbe et demander sa bénédiction.

L’obéissance mutuelle

Une deuxième forme est l’obéissance mutuelle: chaque époux apprend à retrancher sa volonté devant celle de l’autre, jusqu’à parvenir à une unique volonté, la concorde véritable du couple. Ceci s’observe également dans de petites fraternités non conjugales qui apparaissent à notre époque. Et cette forme d’obéissance se trouve bien entendu dans la communauté monastique, chacun s’effaçant devant la volonté du frère.

Le « père spirituel »

Une troisième forme est l’obéissance au père en Dieu, évêque, prêtre, ancien que l’on écoute comme Dieu lui-même. Il semble indispensable que le couple connaisse cette forme d’obéissance. Soit les deux époux ont le même père, soit chacun a le sien: les deux cas peuvent se rencontrer. L’enjeu est de ne pas décider pour soi seul, et de façon finalement arbitraire, de son régime en ce qui concerne la prière, la nourriture, la vie sexuelle, le partage des biens et finalement toute la vie matérielle de la famille.

Un renoncement libérateur

L’intérêt de l’obéissance au père spirituel est de nous conduire à renoncer à penser que nous savons ce qui est bon pour nous-même. Nous croyons au contraire que notre père sait mieux que nous ce qui est bon pour nous et cela nous libère de l’asservissement à nous-même, à notre propre volonté, à nos désirs incontrôlables. Cette expérience de l’obéissance à un ancien est commune à la vie monastique et à la vie conjugale, comme les autres aspects que nous avons évoqués, parce que le Salut est un et la voie qui y conduit une également.

(a.p. Marc-Antoine)
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