Les écueils –
Les temps de jeûne et d’abstinence, si nombreux et si importants pour les disciples du Christ, comportent des écueils. Les deux extrêmes sont le modernisme, qui relativise la tradition, et le légalisme qui lui donne une valeur absolue. Le premier nous fait négliger l’enseignement apostolique ; le second nous fait le transformer dans un système d’obligations qui caricature la religion.
L’obéissance
Pour éviter l’un et l’autre de ces périls, il nous est proposé la grâce de l’obéissance. Que chacun, à son ancien, son prêtre, son père spirituel, suivant le nom que l’on donne à celui dont le ministère est de nous accompagner, demande la bénédiction pour un projet personnel de Carême. Chez le chausseur, chacun demande sa pointure ! Avec notre ancien, convenons de ce qui nous convient, suivant nos forces, notre âge spirituel et notre foi.
Le Maître
Une telle obéissance s’adresse en fait au Christ : c’est lui qui s’occupe de notre salut par le ministère de son évêque et de son prêtre. C’est lui notre modèle. Nous suivons son exemple au désert, nous n’obéissons pas à des obligations impersonnelles, à une loi extérieure. Nous répondons au Maître que nous aimons tant et qui nous dit : « Suis-moi ! » (Jn 21, 19)
La mystique
N’oublions jamais que la vie chrétienne est principalement une mystique : cela nous gardera du légalisme, du formalisme, du ritualisme, du relativisme et du modernisme ! La mystique est la quête d’une union toujours plus grande, année après année, carême après carême, avec le Bien-aimé, l’Ami mystique, le grand Amour de notre vie !