L’impureté –
Quand nous saignons, hommes ou femmes, nous nous abstenons de communier au Sacrifice non sanglant : pourquoi cela ? – parce que le sang qui s’écoule d’une opération dentaire, d’une blessure subie ou infligée à autrui, d’une hémorragie, hémorroïdes ou menstrues, est du sang perdu : le sang qui est la vie devient ainsi du sang de mort. Il en est de même, dans un autre registre, du sang du meurtre et des abattoirs, sang de la violence inhumaine.
Le jeûne
Pour cette raison, certains d’entre nous, s’ils saignent, s’abstiennent d’entrer dans le sanctuaire, de vénérer l’Icône, l’Évangile et la Croix, de pénétrer même dans l’église et, tout spécialement, de prendre le Sang très pur versé volontairement par Dieu le Verbe fait chair. Toutefois cette coutume très proche de la sensibilité biblique (cf. Ps 50, 16 ; Mt 9, 20), n’a pas à recevoir la même importance que les dogmes de l’Église. Ayons un ancien et faisons par obéissance dans la foi ce qu’il nous proposera. Plutôt que de décider par nous-mêmes, recevons la grâce de faire ce qui est agréable au Père.
Le Sang purificateur
Ce n’est pas une question de permis ou d’interdit : c’est une question de conscience. L’apôtre Paul écrit : « j’ai toute liberté, mais tout n’édifie pas » (1 Co. 6, 12-20). Vénérons le sang qui, loin d’être perdu, est versé par amour : amour purificateur, il lave, répandu depuis la Croix, tous ceux qui le reçoivent. Il coule sur nous et sur nos enfants, comme dit le Peuple de Dieu (Mt 23, 35 ; 27, 25). Ce sang est innocent et pur, sang magnifique et purificateur pour les bourreaux eux-mêmes : c’est la grâce de l’amour du Père qui nourrit et abreuve la terre et les hommes de toutes les nations. Appelé Sacrifice non sanglant, il est sans violence, libre et consenti – le sang de l’Alliance renouvelée.