« Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                    « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »              « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! » 

Comment vivre au milieu d’incroyants ?

Philothee_d_Argesh

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Une expérience ancienne –

Depuis l’origine, les chrétiens ont fait l’expérience de se trouver isolés au milieu de non chrétiens, de non croyants, voire de personnes hostiles à leur foi. Dans le Synaxaire, on lit fréquemment l’histoire de tels ou tels jeunes gens confrontés à la réprobation de leur milieu familial quand ils annonçaient leur choix d’être baptisés. C’est le cas, par exemple, de saint Pantalémon. Ne nous dissimulons pas le fait que suivre l’enseignement de notre Maître nous place de fait sur un autre plan d’existence, presque incompatible avec les usages de la société civile. Le Christ en avertit ses disciples.

Le maximalisme des saints

A une certaine époque, le christianisme a été admis, toléré, recommandé, voire imposé. Il a été confondu avec la société civile. Certains chrétiens ont voulu vivre l’authenticité de la vocation chrétienne et se sont heurtés à une chrétienté sociologique : répondre à la vocation monastique faisait souvent entrer en conflit avec le milieu familial. Et de nos jours, suivre la voie chrétienne, en particulier orthodoxe, rencontre souvent l’incompréhension, la désapprobation : il n’est pas rare d’être soupçonnés, même par nos amis, d’appartenir à une secte ! Des enfants furent battus par leurs parents, par exemple sainte Philothée d’Argesh, sainte Geneviève, sainte Odile, à cause de leur comportement évangélique : ils dépassaient la mesure dont se contentent souvent les chrétiens.

La liberté

L’important est ce que nous sommes, chacun de nous, plus que ce que nous disons. Or, précisément, c’est le mode de vie chrétien qui surprend ou déplaît. Pourtant, c’est principalement par l’exemple, par le comportement, par nos actes que nous pouvons le mieux annoncer l’Évangile. Vivons simplement notre foi. Soyons libres. L’absence de liberté peut venir de la honte d’être chrétiens, et nous tirons argument de l’incompréhension de notre entourage pour abandonner certaines pratiques, par exemple le jeûne, l’abstinence, la prière et même, Dieu pardonne !, la célébration des offices de l’Église. Ne sous-estimons pas notre entourage… N’imposons rien à autrui, et ne nous laissons rien imposer par autrui : c’est l’avenir !

Le Christ en nous

Le Christ rayonne de ses saints. Soyons remplis de l’amour du Christ, de sa joie, de sa patience, de son humilité, de sa bienveillance, de sa douceur, de sa compassion. Vivons en préférant toujours les autres à nous-mêmes ; en cherchant ce qui leur fait plaisir ; en voulant que tous soient heureux (Romains 15, 1-7). Les saints vivent l’amour sacrificiel du Christ, et ils sont remplis de joie et de lumière. Les martyrs eux-mêmes, à l’exemple du Sauveur crucifié, ont un tel amour pour leurs ennemis, que leur visage déborde de lumière. Sans aller si loin, acquérons la paix divine et, comme le dit saint Séraphim, des êtres par milliers autour de nous seront sauvés. Même ceux qui étaient hostiles nous demanderont un jour compte de notre foi et de notre amour. Soyons comme des cierges allumés dans notre milieu familial et dans la société civile. Bénissons ceux qui nous critiquent ou nous humilient. Répondons au mal par le bien. Prions pour ceux qui nous entourent.

Témoigner par expérience

Dans un épisode évangélique, le Maître dit à celui qu’Il a guéri et dont il s’est fait connaître : rentre chez toi et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi (Marc 5, 20). Nous faisons rarement cela, par fausse pudeur, ou parce que nous ne sommes pas bien conscients de la bienveillance paternelle du Seigneur à notre égard, ou encore par ingratitude. Pourtant, ceux qui nous entourent et qui ne croient pas encore, sont impressionnés quand nous parlons d’expérience. Ils voient, sans y croire trop tout d’abord, que tout ce que rapporte l’Évangile est vrai. Nous sommes les témoins de la vérité, non d’une vérité théorique ou idéologique, mais de la vérité expérimentale et vécue. Cela peut être très encourageant pour les incroyants. Il est fondamental à notre époque de dire que l’on peut connaître Dieu par expérience.

Le respect pour les incroyants

En tout cela, cultivons le respect à l’égard de ceux qui ne croient pas ou qui croient d’une façon différente de la nôtre. Ce n’est pas du relativisme : notre attachement au Maître repose sur des faits, non sur une doctrine. Mais, nous savons que l’Esprit saint travaille dans le monde avec beaucoup de respect pour la liberté de chacun. Nous voyons également des exemples impressionnants chez ceux qui suivent une autre foi. Le Sauveur a montré ce respect dans l’épisode de la Samaritaine, dans celui de la Cananéenne et dans celui du Centurion. Il donne Lui-même en exemple à ses disciples ces personnes qui ne connaissent pas la vraie foi. Pour aller plus loin, les athées que nous rencontrons donnent souvent l’exemple d’une grande intégrité. Interrogeons-nous sur le sens de l’athéisme. Le Seigneur a peut-être quelque chose à nous dire à ce sujet ! En tout cas, Il a donné sa vie pour tous.

(a.p. Marc-Antoine)
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