Anthropologie chrétienne –
Du point de vue de la foi chrétienne, une personne transgenre est d’abord une personne. Suivant les saints Pères, la personne est distincte de la nature. La personne n’est pas genrée. Le genre appartient à la nature. Par exemple, nous contemplons dans le Christ sa personne divine transcendante, distincte de sa nature humaine marquée par la masculinité. Nous vénérons la personne de la Mère de Dieu, dont la nature est féminine.
Le prochain
La personne ne se confond donc pas avec la nature. Pourtant nous la rejoignons par l’intermédiaire de la nature, masculine ou féminine, comme nous la rejoignons à travers les caractères ethniques et sociaux. L’amour du prochain auquel nous invite le Christ est l’amour pour la personne du prochain : nous sommes appelés à aimer le prochain pour lui-même, sans être gênés par des attributs de sa nature. De même, nous avons la vocation d’aimer Dieu pour lui-même, pour sa personne, quels que soient les qualités qui lui sont attribuées !
La communion
Ainsi, une personne transgenre est aimable pour elle-même, que nous soyons ou non choqués par les choix qu’elle a fait. Nous sommes appelés à l’aimer avec la liberté de ne pas être d’accord avec elle sur tout. Il y a ici pour nous un appel à surmonter par la grâce du saint Esprit nos répulsions, nos réactions, nos jugements, qui sont justement de l’ordre de la nature. Nous aussi nous sommes une personne ! Et la personne que je suis est capable d’aimer la personne d’autrui quel qu’il soit. C’est une anticipation du Royaume : la communion des personnes à la ressemblance de la communion des personnes divines.