“Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”      “Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”   

Comment passer avec fruit le temps de Pentecôte ?

St Sophrone le nouveau

Partagez :

Le carême de Pentecôte – 

Le temps de Pentecôte est fait d’une quarantaine qui nous conduit à l’Ascension et de dix jours qui aboutissent au grand miracle. Il est symétrique avec le temps qui conduisait à Pâques. Comme le carême pascal, le carême pentecostal comporte son ascèse. Et celle-ci a comme la précédente ses manifestations : la station debout, la prosternation en hommage au Ressuscité, la glorification liturgique de la Résurrection, la luminosité de l’église et des lieux de vie, l’usage de certaines prières comme l’acathiste de la Résurrection, les psaumes du dernier cathisme et, notamment, la prière « Ayant contemplé la Résurrection du Christ, prosternons-nous devant notre saint Seigneur Jésus… »

L’ascèse de la joie

Cette ascèse est enracinée, à l’intérieur de nous-mêmes, dans une vigilance continuelle : bannissons toute tristesse, dépistons la mauvaise humeur, surveillons le moindre relâchement dans la ferveur, par une véritable ascèse de la joie. Rayonnons cette joie autour de nous, au bénéfice des personnes qui nous entourent et même des créatures : les animaux, les plantes, l’eau, l’air et la terre. Annonçons le Christ ressuscité à la mer, à la montagne et aux grandes forêts! Faisons tout le bien que nous pouvons autour de nous pour répandre la joie de la résurrection et entretenir la grâce du saint Esprit : celle-ci ne demande qu’à se développer, à croître et à se propager jusqu’au couronnement de cette cinquantaine.

La méthode

Une façon accessible d’entretenir la joie pascale et donc la grâce du saint Esprit dans notre cœur consiste à rendre visite aux malades, aux prisonniers et à toute personne isolée. Allons chez ces personnes, porteurs des emblèmes de la Résurrection : la lumière, les œufs, des fleurs, les chants spécifiques de ce temps et surtout le sourire qui illumine le visage de tout croyant dès le matin de Pâques. C’est notre propre rayonnement, celui de personnes qui ont été irradiées par le feu pascal, qui sera communicatif et vivifiant. Et il alimentera notre propre joie : la joie des autres nous reviendra, grâce pour grâce !

Prière du cœur

Dans le cœur, cultivons des prières qui nourrissent cette ascèse de la joie et cet enthousiasme ou « divine habitation ». Saint Sophrone le Nouveau conseillait : « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends-nous (moi) dignes du don du saint Esprit ! » Nous pouvons utiliser le refrain liturgique trouvé dans le Pentecostaire : « Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi ! » Saluons également la Mère de Dieu : « Réjouis-toi, Vierge Mère de Dieu, réjouis-toi ! » – car ton Fils est ressuscité ! Sachons que ce qui active le plus la grâce du saint Esprit et la fait s’enflammer de belle façon, c’est la glorification du Fils. La prière de louange nous oriente vers le Fils, vers ceux qu’Il aime, c’est-à-dire tous les hommes, et vers la personne même de l’Esprit dont Il est, non pas la source, mais le Donateur et le Resplendissement. Sachons également qu’un amour enflammé pour Jésus Christ fait naître dans notre cœur la grâce du repentir demandée aux deuxièmes vêpres du dimanche de Pentecôte.

Je retiens : glorifier le Ressuscité fait croître les dons de l’Esprit

(a.p. Marc-Antoine – 18/04/2026)