“Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”      “Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”   

Homélie du dimanche du Pardon : Matthieu 6, 14-21

Christ Raphael

Partagez :

Thérapeutique –

Nous allons entrer cet après-midi à vêpres dans la première semaine de Carême. Cette sainte quarantaine est caractérisée par le jeûne, très utile pour la santé de notre corps et de notre âme. On sait que, par le jeûne, certains soignent des maladies très graves comme le cancer. Et, par le jeûne, on soigne des maladies très graves de l’âme, comme le ressentiment ou rancune, véritable cancer de l’âme. Cette maladie affecte du reste, non seulement les personnes, mais encore les familles, la société civile et des peuples entiers qui, à cause d’elle, s’élancent dans la guerre.

Jeûne intérieur

Or le Christ notre Maître en ce jour nous propose une forme de jeûne qui n’est pas corporelle. Il nous propose directement un jeûne de l’âme, un jeûne que choisit notre liberté. Et ce jeûne prend le nom de pardon. Quel rapport entre le jeûne et le pardon ? Le jeûne alimentaire est un renoncement à des aliments et à des boissons. Le jeûne de l’âme est le renoncement à des formes de satisfaction dont s’engraisse l’homme intérieur et par lesquelles il gâche sa santé. La rancune est une forme de satisfaction parce qu’elle anticipe la vengeance qu’on souhaite exercer. Renoncer à la rancune est quelquefois aussi difficile que de renoncer à un aliment ou à une boisson dans lesquelles on trouve sa consolation.

Pardonner

Quand Il nous invite à pardonner, le Seigneur nous invite ainsi à jeûner d’une passion, à renoncer au plaisir malsain d’en vouloir à autrui et d’escompter lui faire subir l’effet de notre ressentiment. Pardonner, c’est remettre une dette : tu ne me dois rien et je n’irai pas te faire payer cher le mal que tu as pu me faire. Celui qui renonce à se venger renonce à se faire payer par son débiteur. Et surtout il renonce à une sombre jouissance, celle que procure la vengeance, directe ou indirecte, même celle dans laquelle on se complait en rêve.

La grâce

Mais, qu’il s’agisse du jeûne corporel et des bienfaits qu’il procure à l’âme et au corps ; qu’il s’agisse du jeûne intérieur si thérapeutique pour l’âme et, par conséquent pour le corps, c’est un changement de régime. Quand nous renonçons à obtenir satisfaction d’une offense, nous nous rendons capables d’être nourris et abreuvés par la grâce divine. C’est ce que notre Maître appelle les « trésors du ciel ».

La connaissance

Quels sont-ils ? – douceur, amabilité, amour inconditionnel, bonne humeur, et surtout lumière de l’intelligence. Car, ce qu’on oublie quelquefois, c’est que le jeûne du corps ou de l’âme profite à l’éveil de l’esprit, la fine pointe de l’âme ; il profite à l’éveil du cœur, ce cerveau intérieur et organe suprême de la connaissance. Le jeûne nous promet les trésors de la connaissance de Dieu, parce qu’il nous ouvre au mystère de la miséricorde du Père, cette « nourriture » dont se nourrit le Fils et ses Frères.

Je retiens : le pardon est une forme de jeûne

(a.p. Marc-Antoine)
Derniers articles
Newsletter
Lettre d’information