« Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi »         « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit »      « Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi »         « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit »   

Homélie du dimanche de saint Jean Climaque : Marc 9, 17-32 et Matthieu 4, 25-5, 12

jclimaque

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Purification – 

Nous entendons aujourd’hui deux évangiles: le récit d’un exorcisme et la prédication des Béatitudes. Ces deux paroles, un récit historique et un enseignement pastoral, invitent à la purification.  L’être humain ne peut pas toujours se purifier lui-même ; c’est pourquoi il peut attendre du Christ lui-même, invisiblement présent dans les sacrements de l’Église, la purification de tout son être, âme et corps. Il peut également travailler activement à cette purification par l’ascèse, comme l’enseigne saint Jean Climaque. Dans les deux cas, la pureté est moins une fin en elle-même que la possibilité pour l’être humain de connaître Dieu.

Synergie

L’expérience sacramentelle du baptême, de la communion eucharistique, de l’absolution des péchés, enseigne que le mal est spirituel. Il est l’œuvre de l’Adversaire, archange déchu pour s’être pris à sa propre gloire – Prince de l’orgueil et de la rivalité avec le Créateur. C’est pourquoi, c’est Dieu lui-même qui l’expulse. Dans l’exorcisme, Dieu le Verbe agit par sa parole ; dans l’ascèse dont témoignent les saints, l’Esprit saint, par ses énergies incréées, sa grâce divine, chasse les tentations. Dans les deux cas, la synergie divino humaine est indispensable : la prière de ceux qui ont conduit le possédé vers le Seigneur et celle de qui, dans la profondeur de son cœur, lutte par l’oraison : « Persévérons dans la prière, [les pensées morbides] se retirent aussitôt : elles n’ont pas coutume de combattre ceux qui leur résistent » (Échelle, 23, 6).

Le Carême

Nous comprenons bien l’enjeu du saint Carême dont, avec l’aide du Christ, nous entamons la cinquième semaine. Notre participation aux sacrements – Huile sainte, Confession, Communion eucharistique – et notre activité personnelle – jeûne, prière, aumône, prosternations, service du frère et du prochain – fructifient dans la pureté. Notre corps est purifié par le régime qui lui convient ; l’âme est purifiée par l’affaiblissement des passions ; le cœur est purifié parce qu’il se consacre dans l’amour ; l’intelligence est purifiée des pensées inutiles ou erronées, elle est habitée par la « pensée du Christ » (1 Corinthiens 2, 16).

Exorciser le monde

Sachons que le Carême est un jeûne et une prière pour le monde. Il ne contribue pas seulement à nous exorciser de toute pensée pécheresse qui veut posséder notre cœur. Le carême exorcise le monde. Il est la première et plus fondamentale réponse à ce que nous présente l’actualité. Le mal qui torture les hommes sur la planète est d’origine spirituelle. Il est une adversité mystérieuse à tout ce qui est bon, bien et beau. Il est une haine de la noblesse et de la générosité. Il est une haine de l’homme. Le péché produit les guerres et toute injustice : la convoitise sous une forme ou une autre est l’âme damnée de nos civilisations matérialistes. Suivons ainsi l’itinéraire saint et purificateur du grand Jeûne pascal avec la compassion pour le monde que, comme le possédé de l’Évangile, l’Adversaire « jette dans l’eau et dans le feu pour le faire périr ».

Je retiens : le Carême exorcise le monde

(a.p. Marc-Antoine – 22/03/2026)
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