La Mère de Dieu –
La paroisse orthodoxe francophone de Louveciennes, qui célèbre en Jubilé son cinquantième anniversaire – 1977-2027 –, a organisé un stage pour ses chantres du 18 au 21 octobre à Chartres. Cette manifestation d’amour pour le Seigneur et pour le prochain a débuté dimanche après-midi par la prière devant le saint Voile dans la Cathédrale. S.E. l’évêque Marc, hiérarque auxiliaire de l’Archevêché Orthodoxe Roumain d’Europe Occidentale, s’est joint au chant de l’acathiste à la Protection de la Mère de Dieu : « Réjouis-toi, notre Joie ! Protège-nous par ton saint Voile ! » La Mère de Dieu est la célébrante par excellence !
Les chantres
Le stage annuel, de troisième édition, a réuni plus de vingt fidèles Français et Roumains, accompagnés de deux des prêtres qui desservent la Paroisse, et de celui de la paroisse francophone de Metz, Père Gilbert Deprugney et son épouse Sarah. Etaient présents également une paroissienne de Bordeaux, ainsi que Monseigneur Marc et la moniale Hristofora du monastère Sainte-Odile-et-sainte-Teodora-de-Sihla (Orne). Le projet est de mieux connaître et faire connaître le chant liturgique orthodoxe occidental dans son style paroissial.
La culture occidentale
Ces belles journées de travail ont constitué un moment de bonheur fraternel et communautaire. Prêtres et fidèles répètent ensemble la célébration qu’ils accomplissent ensemble. On s’est exercé successivement à la connaissance indispensable des huit tons liturgiques, à la lecture des épîtres, aux chants de la divine Liturgie selon saint Jean Chrysostome dans la partition réalisée par le professeur Maxime Kovalevsky. Les mélodies latines et slaves, admirablement combinées, sont, dans l’école de cette paroisse, au service de l’ordo hérité de Saint-Sabas par Byzance, et des textes liturgiques des saints Pères. Il y a ici une méthode pour conduire l’héritage patristique grec et syrien au cœur de la culture occidentale.
Au Nom du Fils
Chaque journée s’ouvrait avec l’office de matines et se concluait par vêpres. On a expérimenté la forme non presbytérale de ces prières, ce qui est très utile, car les fidèles sont liturgiquement compétents, et capables d’entretenir la vie paroissiale en l’absence de leur prêtre. Ensuite, on a suivi la forme presbytérale qui apporte à la célébration le ministère de la présidence. Il a été expliqué que ce ministère actualise sacramentellement à la tête de la communauté la présence invisible du Christ par le saint Esprit : « Là où deux ou trois sont réunis en mon Nom, Je suis au milieu d’eux », dit le Fils ; et, « qui voit le Fils voit le Père ». Les chrétiens réunis avec leur pasteur forment l’icône vivante du Mystère.
Notre gratitude
Chaque jour également avait lieu une petite catéchèse sur la cohérence du service des chantres avec le mystère de l’Eglise, sur le christianisme comme « religion du Père », et sur la structure pédagogique de la célébration liturgique, notamment par la tradition du chant responsorial. Ces trois jours de joyeux travail, animé par le charisme de la cheffe de chœur Odile Delangle et de Père Claude, auxquels s’adresse notre vive gratitude, vont permettre de célébrer avec plus de beauté spirituelle encore au cours de notre Jubilé. Puisse la célébration des saints Mystères apporter au monde souffrant lumière, consolation et paix !