« Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi »         « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit »      « Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi »         « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit »   

Homélie du 18ème dimanche après la Pentecôte : Luc 8, 5-15 et Jean 17, 1-13.

CHRIST 2019 10

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Le sens de la Tradition –

Au Nom du Père et du Fils et du saint Esprit : Amen ! Nous venons d’entendre deux péricopes ou extraits du saint Évangile : la première est celle du jour, dans l’ordre des dimanches après la Pentecôte ; la deuxième est liée à la mémoire des Pères du dernier concile œcuménique qui en 787 rétablit la vénération des saintes icônes. Le premier évangile enseigne que la Tradition, ou transmission de la pensée divine, dépend de la réception du message par les disciples. Le deuxième montre que le Christ, qui a transmis de façon inaltérée la pensée du Père, ne cesse d’intercéder pour ses disciples : Je prie « pour ceux que Tu m’as donnés ». Ainsi, le Messie, celui qui a donné tout l’enseignement utile au salut, et s’est donné lui-même corps et âme aux disciples, est également celui qui prie pour que ceux-ci restent fidèles à sa tradition.

Les vrais chrétiens sont fidèles

Que ce soient nos saints Pères réunis en concile, ou qu’il s’agisse de nous, les disciples du 21ème siècle, la responsabilité est la même : écouter la parole de Dieu – la parole de la Parole – ; la mémoriser, l’assimiler, être fécondés par elle, la porter dans nos entrailles, la restituer et la mettre au monde par une vie fidèle aux préceptes divins. Bien avant la réunion indispensable de conciles d’évêques afin de confirmer l’enseignement transmis par le Maître, les chrétiens, ces disciples de Jésus le Messie, écoutaient et pratiquaient l’enseignement divin. Ils se montraient ainsi les membres de la maison de leur Seigneur. « Ils écoutaient la Parole ; ils la gardaient dans un cœur bon et bien disposé » ; « ils demeuraient fidèles et portaient ainsi des fruits ».

Apporter au monde la joie du Christ

« Par les prières de nos saints Pères… fais-nous miséricorde ! », disons-nous au début et à la fin des offices. Les évêques réunis en concile, depuis le premier jusqu’au septième, dont nous faisons mémoire aujourd’hui, sont à la tête du saint et magnifique peuple des baptisés. Celui-ci est issu de la prédication et de l’exemple des apôtres qui avaient vu le Christ ; il est celui des saints et des martyrs qui ont contemplé le Messie de façon mystique, et qui ont commencé à changer le monde. Les fidèles des tout premiers temps, comme ceux des temps que nous vivons, avec à leur tête leurs évêques et leurs pasteurs, font du bien au monde et le consolent par leur joie, cette « joie en plénitude » dont parle en ce jour le Christ.

La permanence des saints

Nous savons bien que l’Histoire assume le contre témoignage de baptisés malheureux tentés par l’esprit de despotisme et d’autres passions. A toutes les époques, il y eut des pasteurs tyranniques ou asservis à l’esprit du monde. Les chrétiens ne sont pas aveugles, et les athées qui nous contemplent, non plus : ils voient bien, sans les juger toutefois, ceux qui « se sont laissés étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie » et qui ne donnent pas de bons fruits. Le péché de prétendus chrétiens a éloigné bien des gens de la bonne Tradition du Christ. Pourtant, l’Esprit nous donne les yeux et la sainte optique pour voir la présence de saints à chaque génération – saints fidèles, saints prêtres, saints évêques en qui « la semence est tombée comme dans une bonne terre ». A chaque époque, l’Église du Christ se peuple de saintes personnes que seul le Seigneur quelquefois connaît ou qu’identifient les fidèles.

Orthodoxie et orthopraxie

L’Évangile de ce jour, en ces deux évangiles, nous rappelle au sens de l’Église et de la Tradition des Apôtres et des Pères. Bien sûr, le Christ est en état d’oraison continuelle pour nous. Et cela nous acquiert continuellement, par le saint Esprit, la grâce de la fidélité, celle de la communion fraternelle, et celle du témoignage, non seulement de l’orthodoxie comme juste louange, mais de l’orthopraxie, comme vie juste, pure et agréable au Père et au prochain. Notre joie, notre amour, notre simplicité, notre humilité, la sainteté de notre peuple, sont, répétons-le, pour la consolation du monde persécuté par l’œuvre de l’Adversaire. Il suffit que nous demeurions fidèles, quelle que soit notre place dans l’Église, fidèles à faire tout le bien possible, c’est-à-dire, autant qu’il nous est possible, la volonté du Père.

(a.p. Marc-Antoine – 11/10/2025)
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