Pas d’obligation –
Nous sommes réservés à l’égard des affirmations ou des questions qui commencent par un verbe d’obligation : il faut ; tu dois… La vie de disciple du Christ ne dépend pas de la contrainte. Nous ne sommes pas sous le régime d’une loi, l’apôtre Paul le rappelle souvent (Rm 6, 15) : nous sommes sous le régime de l’Esprit. Or, qui dit Esprit, dit Amour. Des familles, des paroisses, des personnes fidèles à l’Église par amour sont la force de celle-ci à toutes les époques. Mais, bien sûr, l’école de l’Amour est la plus difficile !
La joie de célébrer
Nous allons à l’église par amour, par enthousiasme, par ferveur, avec joie : « Je me suis réjoui quand on m’a dit : nous irons à la maison du Seigneur ! » (Ps 121, 1). Cette joie est très grande. Elle se voit sur le visage des baptisés qui se rendent à la célébration, empressés de célébrer et de répondre à l’invitation : « Venez ! Célébrons avec joie le Seigneur ! » (Ps 99, 1-2). Elle n’est pas aussi grande pourtant qu’une autre joie : celle qui rayonne du visage des disciples qui ont accompli leur ministère de célébrants ; qui « ont vu le Seigneur » d’une façon ou d’une autre ; qui sont remplis de lui par la communion à son Sang précieux et à son Corps très purs ; qui ont été illuminés par la grâce de l’Esprit : « Nous avons vu la vraie lumière ! Nous avons reçu l’Esprit céleste ! »
Chez le Roi du monde
De façon donc toute naturelle, la chrétienne, le chrétien, ces membres, répétons-le, de l’assemblée sacerdotale de l’Église, se revêtent de joie. Dans plusieurs pays, on porte un vêtement traditionnel, souvenir du vêtement blanc, cette « aube » des néophytes, les nouveaux baptisés. « S’endimancher » n’est ni ridicule ni dépassé ! Dans n’importe quelle circonstance où nous aurions à rencontrer un personnage important, il nous paraitrait normal d’honorer cette personne par notre présentation. Or, ici, il s’agit de se rendre dans la maison du Christ, chez le Roi du monde ! Nous pouvons enseigner nos enfants, dès le plus jeune âge, à savoir que, aujourd’hui, dimanche, nous n’allons pas chez n’importe qui.
Le vêtement de noces
Le mystère de l’Église, ou l’Église comme sacrement de la Présence, a un caractère festif. La divine Liturgie, surtout le dimanche parce que c’est toujours la célébration pascale, est une célébration. Elle est marquée par la liesse, la projection de l’allégresse des anges qui chantent : « Saint ! Saint ! Saint, est le Seigneur ! » La divine Liturgie est un banquet, une fête nuptiale : or, dans n’importe quel mariage – même civil ! – on revêt ses beaux habits de fête. Il y a même un passage de l’Évangile (Mt 22, 11), où un hôte s’est vu reprocher de ne pas avoir endossé le vêtement de noces !
Célébration pascale
Avec nos enfants, avec nos amis, nous redécouvrons le sens festif du culte chrétien. Cela vient d’une raison simple : toute célébration chrétienne découle de la Résurrection ou bien tend vers elle. Le contenu « pascal » du culte chrétien explique pourquoi nous nous apprêtons – à l’intérieur de nous-mêmes et à l’extérieur – pour aller à l’église ; et nous savons que le Seigneur nous revêtira de beauté.