« Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »

Évangile du dimanche après l’Ascension : Jean 17, 1-13.

saint Jean l_Evangeliste

Partagez :

Symétrique du Prologue –

Chaque année, nous nous émerveillons de ce dimanche dans l’octave de l’Ascension. Il nous est révélé la place tenue par le Seigneur Jésus à la droite du Père. Cette place n’est pas seulement celle de la gloire qui lui revient, comme Fils unique engendré, Lumière de Lumière et vrai Dieu de vrai Dieu. L’évangile de ce jour est en symétrie avec le Prologue du même évangéliste Jean : la Lumière vient dans le monde pour éclairer tous les hommes et, après avoir accompli son ministère luminescent, par tout un témoignage de compassion divine et, par excellence, par la diffusion de l’amour aux divers plans de la Création, y compris les enfers, cette Lumière divine en Personne, revenue d’entre les morts, se trouve à la droite de sa source, le Père inengendré. Le Verbe est la Lumière. Ceux qui n’ont pas voulu le recevoir se sont fermés à elle et ont préféré les ténèbres. Mais ceux qui l’ont accueillie ont reçue d’Elle la grâce de devenir fils et filles de Dieu, d’être engendrés d’En Haut.

De qui parle le Fils

L’évangile de ce jour rapporte les paroles que prononce le Verbe dans sa remontée vers le Père qu’Il n’a en fait jamais quitté. A la descente du Verbe répond symétriquement son élévation. Et ce moment indicible de l’exaltation du Fils à la place d’honneur après du Père, nous révèle l’œuvre actuelle du Fils. Il n’est plus seulement dans le monde où Il demeure à jamais près de nous, et Il émigre vers ce trône dans un admirable discours à son Père. Il y parle de ses disciples, de son Église concrète, faite d’hommes et de femmes qui mettent leur foi en lui. La prière du Fils consiste à parler de nous au Père. Et cette prière est une promesse de joie et d’épanouissement.

La promesse de l’Esprit

En fait, la prière que le Fils, « Précurseur de l’Esprit », selon certains saints, adresse au Père à propos des membres de son Corps, est une promesse de l’Esprit. Celui-ci n’est pas nommé directement. Il est désigné, comprenons-le bien, par trois expressions, qui sont comme des noms de l’Esprit : « Vie éternelle », « Plénitude » et « Joie mienne ». L’Esprit est la plénitude de Celui qui accomplit tout en tout ; nous dirons bientôt : « Toi la Plénitude de tout, viens et demeure en nous ! » L’Esprit est la Vie prophétisée par le Fils à la Samaritaine, l’Eau vivante et vivifiante ! L’Esprit est la Joie du Fils, nous ne l’oublierons jamais ! Le Fils ne parle pas seulement au Père de nous ; mais Il parle de l’Esprit que nous allons recevoir parce qu’Il nous l’enverra d’auprès du Père.

L’épiclèse du Fils

Il y a une connivence du Fils et du Père au sujet de l’Esprit. La prière du Fils est une épiclèse, différente toutefois de la nôtre : par l’épiclèse, nous demandons au Père d’envoyer l’Esprit ; l’épiclèse du Fils, quant à elle, est la promesse de la venue de l’Esprit comme Joie parfaite du Fils. Telle est l’œuvre à laquelle, nous le savons maintenant, se consacre le Fils, et le contenu de la divine Liturgie que préside le Fils : non seulement Il se donne lui-même en son Corps et en son Sang, mais Il nous envoie l’Esprit qui jaillit du Père !

(a.p. Marc-Antoine Radio Notre-Dame, « Lumière de l’Orthodoxie », 28 mai 2023)