“Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”      “Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”   

Comment accompagner nos enfants pendant le carême de Noël ?

Couronnes ext 2022

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Le désir de Dieu – 

Il s’agit d’éveiller en eux le désir de Dieu et de sa lumière. Nous-mêmes et nos enfants pouvons éprouver l’envie de goûter à l’allégresse des anges, à la douceur des bergers et à l’enthousiasme des Mages. L’Esprit saint, « partout présent » et qui conduit tout à la plénitude, inspire ce désir. C’est par lui que la lumière de la Nativité, la lumière de celui qui est la Lumière divine en personne, nous attire sans contrainte vers elle-même. C’est Lui qui nous fait ressentir un peu, ou beaucoup, de ce bien-être en Dieu.

L’exemple

L’exemple de ceux qui aiment le Christ est de première importance. Nous avons facilement envie de ce qu’aime autrui ! L’amour qu’ont pour le Seigneur les parents, les catéchètes, les prêtres et autres adultes qui entourent les enfants, peut être communicatif sans être jamais contraignant. C’est une incitation, non une obligation ; une invitation, non une pression : donner envie ! Nous pouvons du reste favoriser la rencontre avec de belles et bonnes personnes en dehors de la Paroisse, et organiser des visites et des pèlerinages dans ce but : rencontrer des chrétiens qui donnent envie de l’être !

Prier pour nos enfants

Ce qui stimule également la grâce du saint Esprit déposée par le baptême dans le cœur de nos enfants, c’est la prière pour eux, supplication ou louange. Des parents qui prient tous les jours pour leurs enfants, à leur chevet quand ils dorment, ou à tout autre moment, activent les merveilleuses énergies divines qui se manifestent comme désir de Dieu. La prière n’est pas faite pour obliger les autres à croire ! Elle est une épiclèse continuelle du saint Esprit qui distribue encore et encore l’abondance de sa grâce. Nous pouvons également nommer à haute voix les enfants dans la prière liturgique : ils entendront que l’on prie pour eux ! Notre prière pour eux s’accompagnera du jeûne, ce libérateur changement de régime…

La beauté du monde

Le désir de Dieu s’éveille également dans la Création. La beauté du monde nous tire quelquefois des larmes. Le parfum des forêts, le rythme de la mer, l’allégresse des oiseaux, le toucher de l’écorce d’un arbre qu’on peut également embrasser, éveillent en nous et en nos enfants une sainte émotion et l’intuition de la sagesse et de la raison divines immanentes en tout. L’Esprit est bien « partout présent », et Il assure la présence du Verbe et du Père. Un grand sentiment de fraternité peut s’éveiller, une grande tendresse pour les bêtes, qui seront justement présentes près du Dieu Lumière à Bethléem.

La fête avant la Fête

Préparer ensemble les fêtes, confectionner avec les enfants les couronnes de l’Avent ou tout autre symbole fort du temps liturgique où nous nous trouvons, à la maison ou à l’église, va inspirer l’amour de la beauté, d’une beauté intelligente, pleine de sens. C’est déjà la fête quand on prépare la fête – couronnes, sapins, vêtements, étoiles, boules de Noël : tous ces symboles nourrissent l’imaginaire et le sens poétique indispensables pour rejoindre le mystère de la Création et de son Seigneur. La plupart d’entre eux unissent la Création à la Liturgie.

La paix familiale

L’atmosphère familiale est spécialement favorable, quelque bénéfique que soit celle de l’église paroissiale où l’on se rendra régulièrement pendant toute cette période. Aucune dispute, pas un mot plus haut que l’autre, on se parle toujours gentiment et avec respect. L’harmonie familiale, indispensable à la croissance de l’enfant, est tout particulièrement cultivée en ce temps où nous attendons le Roi et son message : « Paix sur la terre ! Bienveillance parmi les hommes ! » Cela commence à la maison. C’est à la maison qu’on fait la guerre à la guerre, par la douceur, le respect, voire l’humour ! Et les moments de prière familiale, à table ou près des saintes icônes, la bénédiction mutuelle des parents et de tous les membres de la famille, nous connectent au Royaume, cette maison du Père.

La souffrance du monde

Cultivons avec nos enfants l’amour des pauvres. Les pauvres nous conduisent à Dieu. Nos enfants n’ignorent pas la souffrance des hommes, l’injustice et la violence. Ils ne sont pas indifférents à la souffrance des animaux et de la Création. Tous les saints de ce temps de l’Avent sont des amis des pauvres, à la suite du Bon Samaritain qui nous guide dès le premier dimanche. On priera à la maison pour tous ceux qui souffrent. Une petite tirelire peut être installée près des icônes domestiques. On y mettra tous les jours l’argent des pauvres, celui qu’on aura gagné sur le chocolat et autres friandises, celui qu’on n’aura pas dépensé dans une distraction qui peut attendre. L’abstinence avec discernement ouvre à l’aumône. Et, dans la rue, dans les transports en commun, dans les grandes surfaces commerciales, tous les « pauvre Lazare » que nous rencontrons seront pris en considération : un petit mot gentil accompagnera la pièce de monnaie dérisoire qui rend pourtant courage.

La sainte Communion

Surtout, cultivons la démarche eucharistique. Dès trois ans et demi, l’enfant se prépare avec ses parents et vient demander pardon de ses quelques péchés au Christ invisiblement présent. L’exemple des grandes personnes qui se confessent, à commencer par les prêtres, est une inspiration pour l’enfant, surtout quand le pardon de Dieu illumine notre visage. Enseignons que la confession est l’initiation à la joie et à la lumière ; que le péché est ce qui nous empêche d’être heureux et de rendre heureux les autres. Le péché est une auto privation du bonheur et il fait souffrir notre entourage, même les animaux et les plantes. Et la joie du repentir et du pardon s’épanouit dans la communion eucharistique. Venons communier en famille régulièrement, réconciliés avec tous et avec nous-mêmes, réconciliés donc avec le Seigneur Lumière qui nous attend dans la grotte de notre cœur.

(a.p. Marc-Antoine – 16/11/2025)
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