« Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                    « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »              « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! » 

Comment lire la Parole ?

Pelerin russe

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Écouter – 

La Parole est écoutée avant d’être lue. Nous l’écoutons dans tous les offices liturgiques. En effet, ceux-ci sont essentiellement composés de citations de la Parole. Et dans la solitude elle-même, le mieux est d’écouter, par exemple en lisant à voix haute ou à mi-voix, de façon à entendre la Parole, le Verbe, qui nous parle par sa parole. En effet, il est dit, non pas « lis », mais « écoute, Israël ! » (Dt. 5, 1 ; 6, 4 ; 9, 1 ; 20, 2 ; 27, 9). Lire en écoutant serait une bonne formule, car le Seigneur nous parle.

L’immersion

Une méthode de lecture – ou d’écoute – est la lecture « en boucle » : du début à la fin et l’on reprend au début ! C’est ce que fait le personnage des Récits d’un pèlerin russe. Le but est ici de s’imprégner  de la Parole, de « revêtir le Christ », comme dit l’apôtre Paul ; de nous immerger en elle et de la laisser s’immerger en nous comme Elle s’immergea dans le Jourdain. L’expérience eucharistique nous le confirme : nous ne sommes pas seulement plongés dans la Parole par le saint Baptême, par la vie liturgique dans l’Église ; mais Elle se laisse absorber par notre bouche et par tout notre corps, digérer et transformer en notre sang. Le Christ-Parole s’assimile à nous et nous assimile à lui.

Le Christ Clé de l’Écriture

L’ordre de la lecture est guidé par le fait que le Christ est le Verbe qui a créé le monde avec le Père et l’Esprit, et qui parle à travers toute la Bible : Il parle à Abraham, à Moïse, ainsi que dans les Psaumes (cf. archimandrite Placide, Introduction au Psautier). Comme Il s’est fait, en devenant homme, le Messie attendu par toute la tradition biblique, il est intelligent de commencer la lecture par le saint Évangile en ses quatre versions, et de s’en imprégner au maximum. On peut laisser les épîtres pour plus tard, elles sont généralement très contextuelles et difficiles.

Présence du Christ dans la Bible

Pénétrés grâce au saint Evangile par l’identité de Jésus Christ, notamment par ce qu’Il révèle de lui-même, du Père et de l’Esprit, nous pouvons ouvrir le livre de la Genèse, puis les livres historiques et prophétiques. Le Seigneur Jésus a enseigné cette méthode aux apôtres après sa résurrection : « Il leur expliqua ce qui était dit à son sujet dans l’ensemble des Écritures, en commençant par les livres de Moïse et en continuant par tous les livre des prophètes » (Luc 24, 27). Et Il dit encore : « Moïse a écrit à mon sujet » (Jean 6, 47). Le Christ est ainsi le guide que nous suivons au travers des méandres de sa propre parole. Il est la clef de toute la Bible. Il en est l’exégète en Personne.

L’aide d’un guide

Les psaumes, qui sont l’aliment quotidien et constant des personnes bibliques, trouveront tout spécialement leur clef de lecture dans la personne de Jésus. Un exemple serait en lecture quotidienne : le passage d’un chapitre du saint Évangile à la suite, un passage de la Genèse, le passage d’un livre historique et trois psaumes, à la suite également. Mais en tout cela, le mieux est d’avoir un guide dont nous recevons avec obéissance fraternelle les conseils de lecture. En effet, ce qui est bon pour l’un ne l’est pas toujours pour l’autre…

(a.p. Marc-Antoine – 19-02-2023)