« Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »

Évangile du 2ème dimanche de l’Avent : Luc 18, 18-27.

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Les vraies valeurs –

Chers Frères et Sœurs, notre Maître nous propose à nouveau aujourd’hui, en ce deuxième dimanche du carême de la Nativité, son message concernant les vraies valeurs. A la question posée par le notable sur l’héritage de la vie éternelle, Il répond, non par un précepte de la Loi ou par une règle religieuse ou morale, mais par la promesse du « trésor des cieux ». En échange de l’argent matériel, Il promet la richesse des dons du saint Esprit. Nous entendons cela dans la divine Liturgie selon saint Basile : « Souviens-Toi, Seigneur de ceux qui se souviennent des pauvres : donne-leur en retour tes riches et supra célestes dons spirituels. Gratifie-les des biens supra célestes en échange des biens temporels, des biens incorruptibles en échange des biens corruptibles ».

Permutation eucharistique

Notre vie de baptisés s’articule dans cet échange eucharistique : nous offrons nos biens au Seigneur et Il nous gratifie des siens ; nous apportons en offrande sacerdotale tout ce que nous avons reçu de lui – la vie, la santé, la prospérité, le bonheur familial, l’argent de notre salaire… – ; Il reçoit notre offrande et Il nous répond par sa propre offrande, la participation à sa vie, à ses énergies, à sa grâce, en un mot : à son Royaume. Dieu le Verbe est venu dans son monde instaurer le régime de la grâce. Nous sommes invités, notamment en ce temps de générosité qu’est celui de l’Avent, à faire une expérience concrète : se déposséder de ce que l’on croit avoir, et recevoir, dans l’espace ainsi libéré, le patrimoine de l’héritage divin. C’est une expérience, parce que c’est un ressenti : le sens de la joie, le sens de la liberté, le sens de l’amour et surtout le sens de la familiarité avec Dieu. C’est pourquoi le Maître dit : «suis-moi ! ».

L’intimité divine

La vraie richesse n’est pas celle des dons charismatiques ; paradoxalement, elle n’est pas celle de la grâce en elle-même, elle n’est pas celle d’un trésor objectif en quelque sorte, comme ceux que comptabilisent nos banques. Non : la vraie richesse est, par-delà les dons eux-mêmes, la communion avec le Donateur. Elle n’est pas la jouissance des biens divins : elle est dans l’allégresse que nous donne l’intimité avec celui qui est le Riche par excellence, Source de tout bien, Dispensateur de tous les dons. Cette communion dans le saint Esprit, Trésor des biens, avec le Trésor en personne qu’est le Verbe et, par lui, avec le Père, Source suprême de toute grâce et de tout don, est promise à ceux qui s’exercent à une préférence absolue pour le Seigneur.

La bonté de Dieu

Le Fils et Verbe de Dieu dit « Dieu seul est bon » ; c’est-à-dire : le Père seul est bon et source de toute bonté ; et moi, le Fils, je m’efface devant l’unique source. Le Fils est bon de la bonté du Père, comme l’Esprit qui est bon communique la bonté divine et paternelle. Le Fils invite chaque personne humaine, au-delà même des préceptes de la Loi, à le suivre en Personne, et veut la conduire au Père. Le Fils est celui qui apporte au Père tous les hommes qui ont mis leur foi en lui, comme le rapporte saint Jean (chapitre 17) : « la vie éternelle, c’est qu’ils [ceux qui ont cru dans le Fils] te connaissent, Toi [Père] le seul vrai dieu et celui que Tu as envoyé, Jésus Christ ». Le Fils offre ainsi au Père ceux qui se sont offerts à lui en le préférant à tout et en le suivant.

Convertir les valeurs

En ce temps de préparation à Noël, le disciple sincère est appelé à « vendre tout ce qu’il a », à liquider tous ses biens, pour les convertir en richesse selon Dieu. Il s’agit d’une transmutation des valeurs. Tout ce à quoi nous tenons est à vendre. Toutes nos « valeurs » mortelles sont convertibles en valeurs d’immortalité dès que nous choisissons par amour de répondre à l’appel du Maître.

(a.p. Marc-Antoine, Radio Notre-Dame, « Lumière de l’Orthodoxie », 26.11.23)
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