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La mort est vaincue

La bonne nouvelle –

« L’essentiel du message chrétien, la ‘bonne nouvelle’ du salut, est l’annonce de la Résurrection, de l’irruption de la vie nouvelle et immortelle dans notre monde voué à la souffrance et à la mort, du fait du péché de l’homme. Cette irruption de la vie véritable s’est réalisée, fondamentalement, dans la Résurrection du Christ. Déjà la mort est vaincue, déjà la vie a triomphé. Mais il faut que chacun de nous fassions nôtre ce passage, que nous le revivions avec le Christ – ou plutôt que le Christ le revive en nous – en apportant le consentement de notre liberté à l’œuvre de la grâce divine. La Parousie* du Christ, son avènement glorieux à la fin des temps, manifestera tout ce qui était virtuellement contenu dans la Résurrection du Christ au jour de Pâques, en faisant participer tout son Corps, qui est l’Église, à son triomphe définitif sur le péché, la souffrance et la mort. Telle est l’espérance de l’Église et sa certitude fondamentale. » (archimandrite Placide, « La mort est vaincue »)

Les bras du Père

Dans la préparation de l’entrée dans le Carême, l’Eglise dans sa Sagesse nous rappelle que Dieu est d’abord et avant tout Notre Père et qu’il nous attend à bras ouverts, comme un père attend ses enfants à la sortie de l’école, et que nous devons aller vers lui sans crainte, de tout notre cœur, de toute notre âme et de tout notre esprit.

Le visage de Dieu

Avec la parabole du Fils prodigue, le Christ, au début de ce Carême « nous révèle avant tout le véritable visage de Dieu, qui est celui qui attend et accueille notre repentir, avec cette affection paternelle d’un vrai Père (…). Toute notre démarche de repentir et de pénitence n’aura pas de sens si elle n’est pas accompagnée de cette foi dans l’amour du Père, de cette conscience de l’amour de Dieu.

Le seul péché

Le péché contre le Saint-Esprit dont parle le Seigneur dans l’Évangile, c’est de ne pas croire à l’amour du Père, c’est de s’imaginer que Dieu a un visage sévère, un visage qui condamne, de ne pas reconnaître en lui cette tendresse paternelle que l’Évangile nous révèle (…)

Dieu n’est pas un Dieu redoutable ; certes Dieu a la haine du péché, il est incompatible avec le péché. Mais dans la mesure où nous renonçons à notre péché, dans la mesure où nous le confessons, dans la mesure où nous faisons ce qui dépend de nous – avec la grâce divine – pour rompre avec le péché et retourner vers notre Père, il faut être certain que nous sommes accueillis toujours, dix fois par jour, avec cet amour, avec cette tendresse paternelle (…)

Le repentir

Que notre repentance soit tout illuminée par la conscience de l’amour du Seigneur, de la tendresse paternelle qui nous enveloppe, qui nous attend, qui nous appelle.

C’est à ce moment-là que notre Carême pourra être un vrai Carême chrétien, et pas simplement un exploit ou une œuvre difficile, pesante, sans joie ». (archimandrite Placide, « Le printemps des âmes »)

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(lexique : « Parousie, littéralement ‘présence’. Le Christ est présent dans son Église et, par elle, dans son monde, par le saint Esprit. A la fin des temps, Il se rendra présent de façon plus manifeste encore »)