« Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                    « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »              « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! » 

Évangile du dimanche des Myrrhophores : Marc 15, 43 à 16, 8

Les myrrophores

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L’essentiel historique –

Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! L’évangile de ce jour nous conduit au matin de Pâques, après une Semaine radieuse passée en temps réel jusqu’au huitième jour consacré à la confession de foi de Thomas. Nous revenons à ce qui est l’essentiel de ce temps: la mort du Seigneur Jésus Christ est bien attestée par les autorités. C’est bien le même qui a été crucifié et dont le centurion affirme qu’il est mort depuis quelques heures, le vendredi avant la Pâque. D’autre part, ce mort n’est plus dans le tombeau où on l’avait mis; la grosse pierre qui en fermait l’entrée a été roulée. Par une révélation spéciale, les femmes venues faire sur son corps les onctions rituelles apprennent qu’Il est vivant.

Entré dans son royaume

Après l’onction à Béthanie, le lavement des pieds et l’instauration du banquet, le Roi d’Israël et de tous les peuples est entré dans la mort en vainqueur, Il en est revenu et Il est entré avec toute l’humanité « dans son Royaume ». La Résurrection manifeste la royauté du Verbe et Messie sur la vie et la mort, avant même son intronisation à la droite du Père. Le Royaume de Dieu qu’attendaient Joseph d’Arimathie et de nombreux fils d’Israël n’est pas de ce monde. Victoire de la vie divine sur la mort humaine, de l’amour divin sur la haine et de la révélation sur l’ignorance, le Royaume relève pour les disciples de la foi, de la stupéfaction, de la crainte religieuse, de l’adoration et du culte selon l’Esprit.

La connaissance sensible

De l’onction à Béthanie à la procession des porteuses de myrrhe à l’aube pascale, il y a une continuité d’adoration et de vénération. La royauté qu’atteste l’onction est fondée, non sur un pouvoir, mais sur la ferveur de l’amour et de la mystique. Notre mode vie chrétien découle d’une unité divino humaine et intra humaine que les yeux de chair peuvent contempler si l’Esprit les transfigure par la grâce. Les apôtres et les femmes égales à eux ont vu et touché corporellement le Ressuscité ; ils ont mangé avec lui ; ils lui ont parlé et ils ont, pendant quarante jours, suivi son enseignement concernant Moïse et les prophètes, le Père et le Royaume lui-même.

Liturgie et contemplation

Mais, ce royaume, comme le dit le Verbe Lui-même, est accessible à ceux qui ne se contentent pas de la vision corporelle, et qui aspirent à la contemplation charismatique communiquée par les dons du saint Esprit: « advienne ton Règne ! ». Notre culte liturgique et sacramentel, depuis le matin de Pâques et au long des siècles, est celui dans lequel nous apportons au Roi des rois l’adoration des Mages, la supplication du Centurion, la gratitude de la Cananéenne, l’offrande parfumée de la myrrhophore de Béthanie et des porteuses d’aromates du Saint-Sépulcre, et la prière du Larron : « souviens-Toi de moi, Seigneur, dans ton Royaume ! ».

Le mode divin d’exister

Le Royaume, à portée de main pour ceux qu’anime la foi, est le registre qui intronise l’amour mutuel des personnes humaines à la ressemblance du Père et du Fils et de l’Esprit. Et il manifeste ce mode divin d’exister comme dévotion pour le Maître et Serviteur royal. Il est, Jésus le dit à la Samaritaine, celui de la connaissance parfaite, la célébration « dans l’Esprit et dans la Révélation ».

(a.p. Marc-Antoine, Radio Notre-Dame, « Lumière de l’Orthodoxie », 30.04.23)