« Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                    « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »              « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! » 

Évangile du 6ème dimanche après la Croix : (us. rou.) Luc 8, 26-39 (n. trad.).

Guérison du possédé de Gadara enluminures.culture.fr

Partagez :

La Croix victorieuse –

L’évangile que nous venons d’entendre est un de ceux que nous entendons le plus souvent au cours de l’année parce qu’il porte un message important pour nous et pour notre Salut. Situons dans le temps liturgique, pour en éclairer le sens, l’évènement, que nous prenons à la lettre car un grand nombre de personnes y a assisté : il y a clairement une relation entre l’Exaltation de la Croix et la victoire sur le monde démoniaque, source angélique du mal. Dans le Notre-Père nous demandons « délivre-nous du Malin ! », c’est-à-dire de l’ange du mal, de la souffrance et de la mort.

L’ange du mal

Rendons un grand service à nos contemporains : témoignons que le mal qui semble triompher dans le monde n’a pas que des causes économiques, idéologiques ou psychologiques ; il a d’abord une origine angélique, ce que montrent souvent le Christ dans le saint Évangile et ses apôtres après lui. Saint Paul le dit : « nous avons à lutter, non contre la chair et le sang, mais contre les principautés, les puissances, les chefs de ce monde de ténèbres : contre les esprits de malice répandus dans l’air » (Éphésiens 6, 12).

L’empire des démons

Les démons sont organisés comme un empire : chacun y domine l’autre, et son pouvoir cherche à soustraire les hommes à la bienveillance du Père pour exercer sa tyrannie sur eux – ce que nous montre l’actualité. Mais l’apôtre Paul affirme : ces pouvoirs usurpés disparaîtront lorsque le Christ « remettra le royaume à Dieu son Père, après avoir réduit à rien toute principauté, toute puissance et toute domination » (Éphésiens 6,12).

La victoire divine

L’évangile de ce jour atteste cette victoire divine sur l’enfer du pouvoir, et la restauration de la familiarité du Créateur et de l’homme : celui-ci ne désire rien que d’être « près de lui » ; et le Créateur l’envoie parmi les hommes annoncer que le principe angélique du mal a été vaincu. L’ange du Pouvoir a été vaincu par la Croix du Non-pouvoir, par la divine abnégation du Christ, de sa Mère très pure et de tous ses saints. L’archange de l’humilité, Michel, est un des capitaines de cette gloire.

La défaite des incorporels

Mais la victoire du Souverain et Seigneur de tous les mondes consiste, dans cet épisode de Gadara, à priver les démons, à leur demande, de leur statut angélique et incorporel : il est accordé aux « chefs des ténèbres » d’être incorporés dans la nature animale et de perdre ainsi la nocivité qui leur vient d’être de purs esprits. Cet évangile désamorce la terreur que peut inspirer le spectacle du triomphe apparent du Malin dans le monde. A le voir si puissant, certains penseraient qu’il est un dieu : mais seul « le Seigneur est Dieu et Il nous est apparu ! »

(a.p. Marc-Antoine, « Lumière de l’Orthodoxie », Radio Notre-Dame, 22.10.23)