« Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »

Évangile du 4è dimanche après la Pentecôte : Matthieu 8, 5-13.

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Le temps de Pentecôte –

Nous écoutons cet évangile dans le contexte du temps après Pentecôte. Le message de ce dimanche concerne la dimension missionnaire et apostolique de la bonne Nouvelle évangélique. Le centurion qui est le personnage principal ici n’est pas un Juif et le Sauveur insiste là-dessus. En plus, il fait partie des troupes d’occupation des Romains. Il est à double titre étranger aux préoccupations du peuple d’Israël.

La Personne de Jésus

Le Sauveur le prend comme exemple des nations païennes qui viennent à lui par la foi. Jésus apparaît comme le Sauveur de tous les hommes ; son message est universel et dépasse tout nationalisme étroit. Jésus Christ est capable de dire à la Samaritaine que « le salut vient des Juifs ». Mais cela ne contredit pas ce qu’Il dit aujourd’hui. Les Juifs et le judaïsme demeurent la référence principale parce qu’ils portent la révélation fondamentale du Dieu unique et un. Et c’est bien cette révélation, incarnée dans la personne divine de Jésus, qui est le centre d’attraction de tous les peuples.

Pas de substitution

Il n’est pas question ici du rejet d’Israël au bénéfice de l’Église, théorie erronée de la « substitution » qui a de façon regrettable été suivie par certains chrétiens. Au contraire, loin d’opposer les croyants venus du paganisme et ceux qui appartiennent au peuple juif, Jésus annonce prophétiquement un élargissement du Peuple de Dieu, c’est-à-dire d’Israël, à tous les peuples. C’est bien ici le prolongement de ce qui s’est passé le jour de la Pentecôte. La relation des chrétiens au judaïsme, loin d’être une opposition, loin d’avoir un caractère conflictuel, est une continuité, ce qu’exprime ici l’image de banquet eucharistique : « beaucoup viendront du levant et du couchant et prendront place à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des cieux ».

L’affiliation des païens

L’image que le Christ donne ici de l’Église est bien celle d’un peuple universel. Et le critère d’appartenance à ce peuple formé par des personnes venues de tous les horizons est la foi, le Seigneur le dit clairement : le centurion, par sa foi, est digne d’admiration de la part du Verbe fait homme, et il est mis au rang des grands témoins de la foi – Abraham, Isaac et Jacob. Il est intégré à la lignée des grands croyants, affilié en quelque sorte à l’Israël de Dieu. L’évangile de ce jour insiste donc sur deux messages fondamentaux : le caractère missionnaire et apostolique du ministère de Jésus Christ, devenu homme dans le peuple juif mais attirant à lui tous les peuples ; la relation entre le judaïsme et les croyants non-juifs, venus du paganisme.

Retrouver « la source d’Israël »

Après des siècles de conflit judéo chrétien, nous sommes en mesure d’écouter le message inusable du Christ dans son Évangile, un message de totale universalité enraciné dans sa personne divine et dans la tradition biblique la plus ancienne. Jésus le Messie opère la jonction entre son propre peuple juifs et les divers peuples de la terre, si tant est que la foi en lui soit vivante en chacun. La reconnaissance de Jésus comme Seigneur est le fondement de l’Église.

(a.p. Marc-Antoine)