Mémoire de saint Nectaire –
Nous sommes dans les jours de préparation du jeûne de la Nativité, appelé encore carême de Noël, carême de saint Philippe, carême de saint Martin, ou encore Avent, qui commence le 14 novembre à vêpres. Chaque année, nous nous émerveillons de la présence en ce temps de grands témoins de la miséricorde divine, saint Martin le Miséricordieux, saint Jean le Miséricordieux, saint Jean Chrysostome, et saint Nicolas, bien sûr ! Et, aujourd’hui, nous faisons mémoire du saint, doux et humble de cœur, patient et compatissant, Nectaire.
La bonté du Père
Ces grands chrétiens, avec tant d’autres dont les noms ne sont pas connus, se sont montrés ressemblants au Christ, le modèle de l’humanité parfaite, sainte et déifiée. Celui-ci, dans l’évangile de ce jour, manifeste de façon humaine la bonté divine dont Il est comblé. Cette bonté a sa source dans le Père dont viennent tout don et tout bien, comme le rappelle saint Jacques de Jérusalem (Jacques 1, 17). Par divine bonté, le Sauveur, Dieu parfait et Homme parfait, se rend chez Jaïre « qui le suppliait de venir chez lui ». Par bonté, Il se tourne vers la femme qui l’a touché discrètement et lui dit ces paroles si douces : « Fille, ta foi t’a sauvée ! » Il manifeste encore la bonté du Père par ces mots, doux et humbles, adressés à la petite morte : « Petite enfant, réveille-toi ! » ; et Il demande qu’on lui donne à manger : Il veut prouver qu’elle est bien vivante, et Il veut témoigner combien Il est attentif à la vie concrète des personnes.
Les saints de Dieu
Nous reconnaissons cette bonté divine, cet amour paternel, cette attention aux besoins concrets des personnes humaines, chez les chrétiens que nous aimons d’une affection particulière et que nous prenons en exemple. Tous connaissent la vie de saint Martin ou de saint Nectaire. Nous relisons également celle de saint Jean Chrysostome et de saint Nicolas. Nous les faisons connaître à nos enfants et à nos proches. L’Esprit saint infuse dans nos cœurs un grand désir d’être, nous aussi, porteurs de cette bonté et de cette humanité divines. Nous aussi nous avons envie de connaître cette gentillesse, cette douceur, cette amabilité du Dieu Homme qu’est Jésus Christ. Nous aussi, nous aspirons à la sainteté !
Le Christ attire tous les hommes
L’appel à la sainteté va croître dans notre cœur et dans celui de nos enfants au cours de cette période qui s’accomplira le 25 décembre : nous nous prosternerons alors avec les bergers et les mages dans une adoration angélique pour celui qui « vient » – c’est le sens de l’Avent – nous faire toucher du doigt la bonté du Père. Cet appel émeut, non seulement le cœur intelligent de ceux qui sont déjà sur la voie, mais également des personnes de toutes sortes. En toute personne humaine est le sceau de l’image divine, le sceau du Christ.
C’est pourquoi toute personne peut être attirée par la lumière de la sainteté qui se communique à partir de l’humanité du Christ et des saints. Nos contemporains vont vers le Christ Lumière parce qu’ils se reconnaissent en lui. Ils reconnaissent chez lui et chez ses saints exactement ce à quoi leur cœur, consciemment ou non, aspire. Faisons connaître à nos enfants et à nos proches la vie du Christ et de ses amis : le saint Esprit agira dans leur cœur comme délicate attraction et aimantation par la lumière de Lumière.