« Le Christ est ressuscité !     En vérité, Il est ressuscité !»

Pourquoi Dieu nous arrête-t-Il parfois dans un élan qui nous semble bon ?

st Isaac le Syrien

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Savoir ce qui est bon –

Ce qui est bien ou bon est selon la volonté de Dieu et rien d’autre. Nous ne savons pas toujours ce qui est bon pour nous, pour nos proches et pour le monde. Dieu est la source de tout bien, le « Père des lumières », dit saint Jacques de Jérusalem (Jac. 1 17 ; cf. Testament de Tobit, 4, 19). Nous lui demandons de nous révéler sa volonté (Ps. 142), parce que nous voulons ce qu’Il veut. Il nous répond par sa parole écrite ou dite à notre cœur par le saint Esprit, ou par le témoignage des saints. L’homme peut se tromper ou l’être.

Dieu n’empêche pas ce qui est bien

Par son saint Esprit, le Père céleste favorise toujours le bien que l’homme veut faire. Saint Isaac le Syrien dit que l’homme a un désir naturel de bien ; mais le mettre en œuvre « dépend de Dieu et requiert son secours » (Discours 59, 3). C’est pourquoi David dit « apprends-moi à faire ta volonté » (Ps. 142). Sans l’aide de Dieu nous ne pouvons faire ce qu’Il veut. Le Fils de Dieu Lui-même nous a appris à prier ainsi : « que ta volonté soit faite ». Saint Isaac dit encore que nous prions pour discerner ce qui plaît ou non à Dieu : « tout désir apparemment bon qui naît dans le cœur ne vient pas obligatoirement de Dieu ».

Le Trompeur

« Il arrive que l’homme désire un bien, mais que Dieu ne lui apporte pas son secours, car cette apparence de bon désir peut en effet venir du Diable ». Nous croyons que ceci ou cela est bon pour nous ou pour autrui, alors que cela ne correspond pas à [notre] mesure ». Le Diable agit dans ce sens en nous inspirant un projet qui ne correspond pas à notre situation actuelle, alors que ce n’est pas le bon moment,  ou que nous n’en avons pas la force. Nous pouvons, dans un désir de bien, être trompé par le Trompeur. Quelquefois, ce prétendu bien est seulement l’expression de notre volonté propre.

La prière

Dieu dans sa bonté nous empêche de faire un bien qui n’est pas pour nous. Saint Isaac conseille de prier « laborieusement », recevoir ainsi l’aide indispensable pour accomplir ce bien, et « la sagesse pour discerner de ce qui est authentique des contrefaçons ». Pour discerner le vrai bien, l’homme a besoin de prière, de vigilance, de jeûne, d’un désir continuel, d’humilité, surtout quand une pensée d’orgueil vient s’opposer à une telle façon de vouloir ce que Dieu veut.

La liberté

L’illusion serait d’entreprendre un prétendu bien sans Dieu, ce qui n’existe pas. Le Père céleste, dans sa pédagogie et par son Pédagogue qui est son Esprit, par l’exemple de son Fils et Verbe, veut nous apprendre la vraie liberté qui est conjuguée à la sienne. Dieu ne veut pas être contraint à faire notre volonté et Il ne nous contraint pas à faire la sienne. Un bien dont nous ne savons pas si Dieu veut en recevoir l’offrande serait en dehors du mystère de l’amour. Saint Isaac dit encore que tout bien que nous pouvons accomplir a sa source dans le baptême et dans la foi. C’est alors que nous apprenons à agir comme le Fils, Jésus Seigneur

(a.p. M.-A.)
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