« Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                    « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                      « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »                     « Le Christ est né pour nous, venez et adorons-Le ! »

Apprend-on à prier ?

Moise

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Le naturel –

La prière est l’activité la plus naturelle à l’homme. Au Paradis, Adam parlait avec le Créateur. Apprend-on à respirer ? La prière naît spontanément dans le cœur humain parce que nous avons reçu de Dieu le « souffle de vie ». Elle ne se compare pas avec une technique, une donnée culturelle surajoutée et artificielle. Même la marche et la parole sont instinctives. Dieu s’est fait homme et l’Esprit est descendu dans le monde : l’humanité de chacun d’entre nous a ainsi retrouvé la capacité originelle de s’adresser au Père. Ici est le point de départ.

La présence

L’amour, l’émerveillement, la crainte devant une très grande beauté, ou l’inquiétude et même la peur, la souffrance de l’âme ou du corps, font la personne humaine s’adresser à Dieu spontanément. L’Esprit saint agit dans le tréfonds de chacun et le conduit à balbutier quelques paroles pour remercier ou pour supplier la présence qui se découvre de Celui qui est présent. La tradition biblique nous montre comment les anciens, même après la perte du Paradis et de la familiarité que nous y trouvions, même avant la venue corporelle de Dieu dans le monde, savaient naturellement s’adresser au Créateur. Voyez comment Abraham ou Moïse, pour ne citer qu’eux, lui parlaient.

Commencer

L’oiseau, quand il va chanter, se pose sur une branche, sur un toit ou, s’il vole, comme l’alouette, il s’immobilise en l’air, en un point fixe. De même, pose-toi quelque part : dehors, à l’intérieur, dans une chambre, dans une forêt, au bord de la mer, en montagne – arrête-toi et pose-toi ; ressens ta propre présence, le poids de ta propre personne ; existe… – et dis un mot, celui qui viendra sur tes lèvres. Prier, c’est converser avec Dieu. Je lui parle ; Il me parle. Il s’adresse à moi dans le tréfonds de ma personne, ou par une situation extérieure, dans ma souffrance, dans ma joie, ou par une personne dont Il fait pour moi son ange. Il me parle par sa parole, et je peux découvrir cela : le saint Évangile, les psaumes. Ma prière sera alors une réponse, parce que Dieu parle en premier : « parle, Seigneur, ton serviteur écoute ! », disait le jeune Samuel.

L’apprentissage

S’il est vrai qu’on n’apprend pas la prière comme on apprend le violon, il est vrai également qu’on a besoin d’apprendre la langue de Dieu. On s’exerce à louer Dieu et à le chanter. Et la prière devient un art d’aimer, un art de se réjouir en celui qu’on aime, un art de lui être agréable et de faire sa volonté. Le prophète David le dit : « apprends-moi à faire ta volonté ! » (Ps 142). Un guide expérimenté peut nous aider, sans jamais heurter le naturel que nous avons su trouver en nous posant devant Dieu en silence ou en murmure.

La persévérance

L’Esprit saint nous enseigne la prière dans la constance. Celui ou celle qui reste dix minutes à dire « je t’aime ! » à son Seigneur découvrira qu’il a un cœur pour le connaître. La prière se découvre en la faisant ; on trouve le lieu intérieur où elle se dit ; on travaille le timbre et la note juste de la sincérité… Trouvons chaque jour ces quelques minutes, mettons-nous dans un coin tranquille, face à l’Orient, face aux icônes, face à l’Évangile, et disons de tout notre cœur : « Gloire à toi, Seigneur Jésus, gloire à toi ! » – nous savons peut-être pourquoi, mais nous ne savons pas tout ce que le Seigneur a fait et veut encore faire pour nous. De tout notre cœur, cela veut dire avec un accent de vérité ; avec sincérité, comme on dit « je t’aime ! »

Le goût de Dieu

Nous ne prions pas par obligation. Nous prions par amour. Le plus important est de trouver l’amour de la prière. En persévérant, d’abord dix minutes puis davantage, nous allons cultiver le goût de Dieu. La foi va se développer en nous parce que nous aimons. Comme les animaux sauvages qui reviennent là où ils ont trouvé à manger et à boire, et où une bonne personne les a accueillis sans les effrayer, l’homme retourne où il se sent bien – et il revient vers son Seigneur quand il peut dire « comme je suis bien ici avec toi ! », ce que disaient les saints apôtres sur le mont de la Transfiguration.

L’école de la prière

Le milieu ecclésial est par excellence l’école de la prière. Nous y apprenons à invoquer le Nom de Dieu de façon pure et sincère, dans la Vérité vivante. La prière liturgique nourrit notre élan naturel. Nous y découvrons la douleur de nous être éloignés de notre grand amour et Seigneur ! Et nous y ressentons la miséricorde divine si proche parce que Dieu s’est fait homme. L’Esprit nous inspire alors la prière de repentir : « aie pitié de moi, pécheur ! » Notre cœur éprouvera le douloureux désir d’aimer plus qu’il n’a jamais aimé.

(a.p. Marc-Antoine)
> icône du prophète Moïse
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