“Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”      “Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”   

Stage pour les chantres de la paroisse Saint-Germain-et-saint-Cloud

Stage chants 2025

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Un travail paroissial –

Du 19 au 22 octobre, les chantres et les lecteurs qui servent dans la paroisse orthodoxe de Louveciennes se sont réunis pour une session de travail sous la direction d’Odile Delangle qui dirige ce chœur. L’inspiration était de progresser ensemble dans le service de la divine Liturgie et de l’ensemble des offices de l’Église. Ces chantres n’ont, pour la plupart, aucune formation musicale. Mais ils ont le sens de l’Église et du service liturgique.

La musique au service du Verbe

Le programme de travail consistait principalement dans l’apprentissage des tons liturgiques. Cette paroisse a répondu, depuis sa fondation, à la vocation de suivre l’enseignement de Maxime Kovalevsky, qui a été le maître de plusieurs d’entre nous. Les huit tons d’origine grégorienne ont été adaptés par ce grand liturge à l’accent de la langue française au moyen de « formules mélodiques » qui permettent de la respecter. C’est la langue qui prime, et la musique, la mélodie, sont à son service. Nos chantres et nos lecteurs, avec la présence indispensable de nos prêtres, ont donc approfondi leur connaissance pratique dans ce domaine. La paroisse Saint-Germain-et-saint-Cloud, fondée en 1977, a toujours suivi la musique liturgique occidentale ; depuis plus d’une vingtaine d’années, elle s’est consacrée à l’inculturation du patrimoine liturgique des Pères grecs. Elle témoigne dans notre pays d’une alternative au chant slave ou byzantin.

Le chant liturgique occidental

Il s’agissait également de travailler l’art liturgique de la lecture. La base est, bien entendu, comme pour tout le service des chantres, la capacité d’exécuter le « recto tono » de façon intelligible et dévouée au texte. La diction, l’élocution, le respect de la ponctuation et de la syntaxe sont très importants. Ensuite, la tradition du chant latin fournit des mélodies spéciales pour les lectures des épîtres et des passages de la Loi et des prophètes. Ces tons de lecture sont très beaux et, pour certains, très anciens. Il y a en effet une véritable tradition occidentale de la lecture et du chant liturgique. Le tout est, une fois de plus, de respecter et de valoriser la langue parlée dans la communauté : en l’occurrence, le français !

La prière et l’ascèse personnelles

Ce stage était consacré au travail et à la technique vocale. Mais il était d’abord une réunion fraternelle soutenue par la foi commune, la prière et l’amour de l’Église. C’est ainsi que, situé un très bon lieu d’accueil à Chartres, il a commencé par une belle prière auprès des reliques conservées dans la Cathédrale, en particulier le voile de la Mère de Dieu. Et tous les moments d’exercice de lecture et de chant choral étaient rythmés par des offices. La technique a toute sa valeur parce qu’elle permet d’accomplir le service liturgique. Mais elle suppose l’ascèse et la conversion personnelles ; elle est animée par la prière, par la foi et par l’amour fraternel. Quelques pauses gastronomiques ont du reste soutenu cette bonne atmosphère !

Les bases du chant liturgique

Il a été rappelé que le service du chœur consiste à assurer la mémorisation de la Parole au sein de l’Assemblée. En effet, la célébration liturgique est au service de la sanctification du Peuple confesseur de la vraie foi, par la Parole divine et la grâce du saint Esprit. Le chant alterné, ou « antiphoné », permet l’écoute et l’assimilation des versets bibliques. La musique liturgique est appelée également « chant responsorial » et les chantres et les lecteurs assurent précisément l’enchaînement des réponses données par le Peuple aux propositions de celui qui préside – évêque ou prêtre – qui est, au fond, également un chantre, et qui donne le rythme et le ton de la célébration. La forme originaire du culte chrétien est en effet, comme il a été expliqué, le dialogue entre le sanctuaire et la nef, l’évêque et le peuple : les chantres – avec le diacre – ont pris historiquement la place de pédagogues pour assurer cet échange au bénéfice de la sanctification des offrandes et des fidèles eux-mêmes.

(a.p. Marc-Antoine 15/11/2025)