« Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                    « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »              « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                   « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! »                  « Gloire à ta miséricorde infinie, Seigneur, gloire à toi ! » 

« Les voies du saxophone », par Claude Delangle, Les Éditions du Conservatoire, Paris, septembre 2023.

Pere Claude Patmos

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L’Église et le monde –

Le beau livre de dialogues édité par notre prêtre Claude démontre que l’Église, par la vie paroissiale, opère une interaction avec le monde. Ses membres, envoyés dans le monde par le Christ sans être pour autant de ce monde, sont posés à l’interface de la société civile et de la communauté de ceux qui sont consacrés à Dieu par le saint baptême. Les chrétiens sont dans le monde, actifs notamment dans la culture, et le monde est dans l’espace chrétien par la prière que les fidèles apportent et la conscience qu’ils ont d’en être responsables. Et lorsqu’il s’agit d’un ministre de l’Église, c’est encore plus fort : il porte dans son cœur de prêtre, au moment de l’Oblation, tous ceux, croyants ou non, qu’il rencontre par son activité artistique et professionnelle.

Un hommage au saxophone

Le livre comporte plusieurs parties consacrées d’abord à l’instrument, ce beau saxophone, doré par sa matière autant que par le chant qu’il fait entendre. On sent que le musicien a un grand amour pour son instrument. Il le connaît, il le travaille, il l’essaye chez ceux qui le fabriquent, il le collectionne dans toute la gamme des sons, du ténor à la basse. Nous lisons ici, sans tout comprendre, parce que c’est assez technique, tout de même, un bel hommage de l’instrumentiste à l’œuvre d’art qu’est l’instrument lui-même. Nous entrons dans un monde, celui des musiciens, des artisans de la musique, des facteurs d’instruments. Et c’est un monde marqué par l’amitié et la modestie, l’artiste se montre humble devant l’outil qui lui sert à donne à autrui du plaisir et du bonheur.

L’amour des personnes

Des pages nombreuses sont offertes ensuite aux personnes : les musiciens, les compositeurs, de Pierre Boulez à Luciano Berio et à Philippe Leroux, et les élèves – et l’amitié rayonne de ces lignes. Longuement, Claude Delangle répond dans ce dialogue à des questions relevant de la pédagogie. Non seulement musicien, non seulement technicien du saxophone, notre frère et concélébrant est également un professeur, « maestro » capable de faire croître et grandir les jeunes venus de tous les pays au Conservatoire de Paris pour apprendre de lui. Professeur, il l’est également à l’étranger, chaque fois qu’il est invité, par exemple au Japon, dont il parle longuement à Lucie Kayas qui l’interroge avec intelligence et délicatesse.

L’importance du corps

Au cœur de notre paroisse où officie le prêtre Claude, nous pouvons enregistrer de façon très utile tout ce qui est dit de la relation du corps à la musique : « l’instrumentiste » se livre à « un travail précis en parfaite harmonie et dans le respect de son corps, son premier instrument » (p.185). Dans des paragraphes passionnants, il est question de danse et de chorégraphie. Il est question de souffle, bien sûr, de mouvement et de geste. Quantité d’observations s’appliqueraient à l’art liturgique…

Musique et Liturgie

Et il est question de liturgie ! Elle « est une partition » (p. 202). Elle célèbre la beauté. Mais « l’esthétique n’est pas le but de la musique » (p. 208). « La musique est une consolation… À travers la musique, c’est le véritable Consolateur de nos âmes qui touche Adam banni du Paradis, qui ‘oint’ les âmes appesanties par l’angoisse… ». « La vie artistique aura participé pour moi à consolider une soif de vérité, d’intimité avec le divin ; de quête de la beauté qui élève, de la vérité qui se révèle et qui révèle », conclut le prêtre Claude… dont notre Église est fière !

(a.p. Marc-Antoine)
> Concert de Père Claude à Patmos – septembre 2023

les voies du saxophone Claude Delangle

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