“Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”      “Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”   

Homélie du dimanche des Myrrhophores : Marc 15, 43-47 ; 16, 1-8.

2. Mironositele la Mormant - L es Myrrhophores au Tombeau

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Le Pentecostaire –

Le Christ est ressuscité ! De dimanche en dimanche, nous progressons dans ce beau carême de l’Esprit, temps du Pentecostaire, vers le couronnement de Pâque, la glorieuse et royale Descente de l’Esprit en la plénitude de ses dons. Nous sommes attentifs à cultiver la joie et l’émerveillement que suscite en nos cœurs l’annonce de la Résurrection. Nous nous défendons de toute tristesse incitée par l’amour égoïste de nous-mêmes pour nous épanouir dans la lumière qu’irradie la personne du Verbe fait chair, le Messie revenu d’entre les morts et entré avec notre nature humaine dans la vie éternelle.

Le Consolateur

De cet émerveillement, les saintes Myrrhophores sont les mystagogues : elles nous initient à la joie inconditionnelle, à la connaissance par ferveur, à l’adoration qui ouvre à la Présence. Ces femmes dont les noms sont connus, et au nombre desquelles saint Grégoire de Thessalonique compte la discrète et silencieuse Mère de notre Dieu, sont passées de la terreur à la joie. Elles témoignent exactement de l’action du saint Esprit. C’est Lui, le Paraclet, le Consolateur dont nous préparons la venue, qui fit passer la Mère de Dieu de l’horreur à voir le supplice de son Fils et son Dieu à l’allégresse de le savoir entré dans la Vie.

Besoin de l’Esprit

Ce même Esprit consolera les saintes et charismatiques disciples pour les faire entrer « dans la joie de leur Maître », suivant l’appel de l’Écriture. Dimanche dernier, l’apôtre Thomas était l’exemple de ce phénomène : l’Esprit le fit passer de l’ignorance et du doute à la foi et à la connaissance parfaite – « Mon Seigneur et mon Dieu, gloire à toi ! », affirma-t-il. Aujourd’hui, la théophanie de l’Esprit concerne les femmes si exemplaires dans leur fidélité et leur dévouement à leur Seigneur. La « peur » qu’elles éprouvent ressemble à l’incroyance de Thomas : sans l’Esprit saint, nous ne pouvons rien connaître du mystère divin ; sans l’Esprit, nous ne ressentons rien, nous ne voyons rien, les apparences nous écrasent. L’évangile de ce jour, comme celui de dimanche dernier, souligne le besoin impératif de l’Esprit afin que la Pâque ne soit pas vaine.

Ministère de l’amour

En ce jour, on fait mémoire des Myrrhophores, bientôt théologiennes par la venue de l’Esprit, ainsi que des saintes théologiennes mystiques que l’Église roumaine a mise au calendrier. Notre Église a canonisé de saints moines et prêtres ; mais elle n’a pas oublié de canoniser les saintes de notre temps. Selon le théologien contemporain Paul Evdokimov, il existe une affinité entre l’Esprit et la féminité. Le nom hébreu Rouah Eloïm nomme l’Esprit au féminin.

Le ministère de la femme, au sein du sacerdoce commun à tous les baptisés, est un service charismatique, libre de l’ordination cléricale et promu par la grâce incréée. Les Myrrhophores et les saintes de notre Église assument le ministère féminin de l’amour oblatif, de la veille amoureuse, de l’attente du Bien-aimé qu’illustrent si bien les Vierges sages. Leur service consiste, comme le fit la femme très aimante, à oindre et à parfumer les pieds du Christ, c’est-à-dire les démarches de son Corps, l’Église.

Transfiguration du genre

En ce temps de renouveau de l’Église, tout peut commencer ! Il nous est enseigné le concours bienfaisant du masculin qui organise et du féminin qui donne la vie. L’Esprit « vivifiant », selon la Foi, se manifeste de façon privilégiée dans les charismes de la femme : intuition, discernement, inspiration, émerveillement, chaleur de l’amour, connaissance synthétique, intelligence inscrite dans le cœur.

Dans sa sagesse et sa bonté, le Maître a voulu que l’Église son Corps s’appuie sur deux pôles, le côté viril et le côté d’où fut façonnée la femme : l’icône du Verbe, masculinité transfigurée, et de la Mère de Dieu, féminité transfigurée, sont indispensables dans l’église. L’équilibre ici proposé est celui du Verbe et de l’Esprit, un équilibre que cherche, pour la transfiguration du genre, non seulement l’Église toujours naissante, mais également la société civile.

Je retiens : le ministère de la femme dans l’Église est charismatique

(a.p. Marc-Antoine – 26/04/2026)
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