« Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi »         « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit »      « Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi »         « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit »   

Homélie du dimanche 23 août : Matthieu 19, 16-21.

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Actualité –

Une fois de plus nous sommes impressionnés par l’actualité de la parole de Dieu. Ce que nous venons d’écouter n’est pas une parabole. C’est, comme la plupart du temps dans le saint Evangile, une histoire vraie rapportée par des témoins. L’épisode se trouve décrit, non seulement par saint Matthieu, mais par les évangélistes Marc (10, 17-22) et Luc (18, 18-23) car il est très significatif. On sait que, pour l’avoir entendu à l’église, saint Antoine, de riche qu’il était, devint moine.

Compromission

Cette page ne concerne pas seulement la vocation monastique, si importante dans l’histoire de l’Eglise. Elle parle à chacun d’entre nous. Les chrétiens que nous disons être essaient souvent d’assumer un certain compromis, « le beurre et l’argent du beurre », comme dit le proverbe. Nous aimerions bien, moi le premier, arriver à concilier la vocation de sainteté que nous ressentons à l’intérieur de nous-mêmes avec le confort matériel dont nous ne pensons pas pouvoir nous passer. Nous conduisons souvent notre vie, ou une partie de notre vie, assis entre deux chaises, comme dit encore la sagesse populaire.

Profit et consommation

En fait il s’agit ici d’une civilisation entière, la civilisation matérialiste de production, de profit et de consommation – pour faire un petit effort de transposition. Je ne dis pas qu’elle applique tous les commandements divins. Au contraire, la lecture, même rapide, des 10 préceptes bibliques conduit au repentir : à la différence du personnage de l’épisode de ce jour, il semble que nous avons transgressé tous les commandements ! Nos réseaux sociaux, les messages de nos médias sont plutôt de nature à encourager cette transgression quotidienne. Il y a même des lois qui autorisent ou incitent à donner la mort.

Ce que veut Dieu

La comparaison est donc ailleurs. Notre civilisation, dans beaucoup des messages qu’elle émet, en contradiction avec sa profonde philosophie matérialiste, exprime le désir d’une vie digne d’être appelée humaine, d’une justice digne de ce nom, d’une véritable égalité entre les personnes humaines quelle que soit l’ethnies ou le genre. Dans plus d’un discours elle dit vouloir protéger l’enfance de la corruption qui la menace ; elle dit vouloir préserver la création de la destruction. Beaucoup de nos amis rêvent, notamment en période électorale, d’une société plus humaine. Ils veulent, au fond, ce que Dieu veut, quoiqu’ils l’ignorent.

Décider

Toutefois, notre civilisation ressemble au personnage de ce jour parce qu’elle n’a pas la force de prendre les décisions qui s’imposent pour réaliser son idéal de bonheur. Non seulement Dieu est inconnu pour un grand nombre de nos contemporains pourtant intelligents, mais la représentation seulement humaine qu’ils se font du bonheur échappe à leur courage et n’entre pas dans les capacités politiques de décision. La Cité humaine, parce que nous sommes incapables de renoncer à nos passions de riches, ne pourra pas être, ne serait-ce que l’image la plus pâle du Royaume.

Possible

Simultanément, la proposition divine de faire la volonté du Père, qui ne veut que le bonheur et même la divinisation de ses créatures, demeure valable. Chaque personne, chaque famille, chaque paroisse, sans parler même des monastères, peut encore faire des choix pour la sauvegarde de la Création et de l’humanité de l’homme.

Je retiens : faire des choix

(a.p. Marc-Antoine – 23/08/2026)
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