« Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi »         « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit »      « Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi »         « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit »   

Homélie du dimanche 1er novembre : Luc 16, 19-31

St Martin of Tours

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Aumône –

La période du jeûne de Noël suit l’invitation divine à l’aumône : saint Martin le Miséricordieux, saint Jean l’Aumônier, saint Nectaire d’Egine, saint Nicolas donnent en novembre et en décembre l’exemple de la générosité et de l’amour pour les pauvres. Le thème de l’argent et de la richesse est fréquemment annoncé dans les évangiles du dimanche de ce temps. Il culmine dans l’évangile du Banquet eucharistique. En filigrane, le message divin de générosité correspond à une certaine vision de la société humaine et cela peut retenir notre attention, dans la période politique mouvementée que connaît notre planète. Le message divin, à travers l’ensemble de la tradition biblique et particulièrement dans sa phase culminante qui est l’Evangile, est un message de justice sociale.

Le visage

Mais Dieu, qui développe en ce jour la parabole du Mauvais riche et de Lazare le Pauvre, considère généralement, non des classes ou des catégories sociales, mais des personnes. Dans la parole que nous venons d’entendre, il est clair que le pauvre, loin d’être anonyme, est une personne : il a un nom et ce nom signifie que Dieu vient au secours des pauvres et de ce pauvre en particulier. Dans le saint Evangile, le pauvre, même quand il n’a pas de prénom, a toujours un visage : il est quelqu’un, et Dieu s’adresse à lui au singulier comme s’il était unique au monde et en tout cas dans la foule qui souvent l’entoure. Une ou deux fois, Il lui demande : « Que puis-Je faire pour toi ? »

Le Christ

La justice sociale, qui se remarque chez de si nombreux saints et saintes d’un pays ou de l’autre, avant de promouvoir des lois et des réformes, repose sur la reconnaissance de la personne dans le pauvre que l’on côtoie. Nous sommes loin du comportement divin si nous satisfaisons de loin notre conscience, si nous ne saluons pas dans le pauvre le sceau de l’image divine. Dieu le Verbe le dit bien : « Ce que vous faites ou ne faites pas au plus humble d’entre vous, c’est à moi que vous le faites ou que vous ne le faites pas » (cf Matt 26). Ainsi, la préoccupation politique de justice parmi les hommes n’exprime pas un moralisme : elle est profondément théologique parce qu’elle procède du point de vue divin sur l’humanité.

L’injustice

Le fondement extraordinaire à cette considération du pauvre comme une personne est le fait que Dieu se soit fait personnellement ce pauvre. Non seulement, quand Il s’est fait homme, Il s’est dépouillé de toute richesse, de tout pouvoir et de toute gloire ; non seulement Il s’est appauvri et a voilé sa divinité : mais Il s’est fait le Pauvre et Il a rééquilibré ainsi toute forme de déséquilibre social et politique ; Il a redressé la société boiteuse ! Oui : les inégalités, les différentes formes de discrédit et d’injustice, font la société boiter douloureusement ; et les habitudes sont tellement ancrées que l’invitation à marcher droit est prise comme subversive ! Pourtant, sur l’ensemble de la planète, des femmes et des hommes, à l’indifférence du Mauvais Riche, mendient le vivre et le couvert..

Le Pauvre

En cette belle saison liturgique qui s’oriente vers le Pauvre de Bethléem dans sa grotte, l’aumône n’est pas un accessoire de la vie chrétienne, une option, une autosatisfaction morale. Donner de son temps, donner de l’argent, donner son sourire ou sa main, de son hospitalité, de sa joie et de sa foi, initie la transfiguration de la société. Donner du travail à ceux qui en cherchent ; offrir de la dignité à ceux qui en manquent, à la jeunesse, aux humiliées et aux humiliés ; rendre la parole à ceux qui n’ont pas de voix ; et, surtout, partager le pain de la Parole de vérité et d’amour avec ceux-même qui n’osent le mendier : ces formes d’aumônes traduisent l’amour divin pour le pauvre qu’est l’être humain et l’amour humain pour Dieu lui-même, Le Pauvre. 

Je retiens : je peux apprendre à voir le Christ dans chaque pauvre

(a.p. Marc-Antoine – 01/11/2026)
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