“Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”      “Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”   

Evangile du dimanche du Paralytique : Jean 5, 1-15

le paralytique bethzatha

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Puissance de la Parole – 

Le Christ est ressuscité ! Tendus vers l’acquisition de l’Esprit de vie, habités par la joie indéfectible de la Résurrection, nous écoutons et contemplons aujourd’hui un grand miracle. Par la puissance de l’Esprit qui l’habite, le Verbe fait homme donne à distance le mouvement à celui qui gisait paralysé depuis longtemps. La parole du Verbe est créatrice. Elle fait exister la vie biologique et donne la santé au corps ; mais elle communique simultanément les dons de l’Esprit. La parole est portée par le souffle et le souffle est conduit par la parole. Le Père céleste comble de toute éternité le Fils par son Esprit et Souffle. C’est pourquoi Jésus le Verbe du Père apparaît dans les différents épisodes de l’Évangile comme celui qui « parle avec puissance ».

Le mouvement

Le Verbe, quand Il accorde, comme aujourd’hui, la santé du corps, accorde également la santé de l’âme parce qu’Il délie le péché, cette maladie de l’homme intérieur. C’est pourquoi Il dit à la personne : « Ne pèche plus ! » L’action du saint Esprit par le ministère du Verbe a généralement cette double portée, extérieure et intérieure. Nous aussi, au terme de la Semaine sainte, par la puissance du Verbe exercée dans son Église, et par la puissance de l’Esprit qui habite cette parole, nous avons trouvé le mouvement de notre corps et la vie de notre âme. Nos péchés sont pardonnés ; la station debout, typique du temps pascal, succède aux prosternations : nous nous levons dans la joie pascale, nous « prenons le grabat » de notre quotidien, et « nous marchons ».

La vie est devant

À nous aussi, le Seigneur et Verbe immortel du Père dit, dans le saint Esprit : « Tu es enfin en bonne santé ; ne pèche plus, qu’il ne t’arrive pire ! » Notre vigilance, pendant ce temps du Pentecostaire, consiste à nous garder du péché ; nous garder de retourner aux péchés anciens que nous avons confessés et qui ont été déliés par le Christ à Pâques. Allons de l’avant ; ne regardons pas en arrière par nostalgie des plaisirs qui nous ont quittés. Ne régressons pas ! Gardons, sinon le jeûne et l’abstinence, du moins la sobriété et un style de vie plus libre qu’auparavant. Qu’est-ce en effet qui pourrait « nous arriver de pire » ? Pire que quoi ? Pire que la paralysie de l’âme et du corps ? Pire que de ne pas pouvoir nous mouvoir vers la vie que mènent les autres ?

Le Consolateur

Le pire serait de ne pouvoir plus jamais jouir de la miséricorde divine ; de nous refermer définitivement sur nous-mêmes, par la jouissance égoïste ou l’apitoiement sur soi. Le pire serait que le Verbe et Fils unique du Père se soit fait homme pour rien ; le pire serait de ne pas pouvoir recevoir de lui l’Esprit qu’Il nous a promis après sa résurrection ; le pire serait de ne jamais jouir des dons de l’Esprit. L’évangile de ce jour nous prévient ainsi de ne pas perdre le temps précieux du Carême de l’Esprit, et de maintenir au contraire la dynamique pascale ; ne gâchons pas l’après-Pâques ; cultivons sans cesse la joie de la Résurrection pour pouvoir être remplis de l’Esprit consolateur : le Christ est ressuscité ! 

Je retiens : ne pas perdre ce temps précieux de Pentecôte !

(a.p. Marc-Antoine – 02/05/2026)
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