“Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”      “Gloire à ta divine résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi”         “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends nous dignes du don du saint Esprit”   

Evangile du 3ème dimanche après la Pentecôte – Matthieu 6, 22-33

Careme des saints apotres

Partagez :

Les saints –

Depuis la Pentecôte et son prolongement dans la fête de tous les saints et celle des saints locaux, les paroles évangéliques se rapportent à l’acquisition de la sainteté, cet horizon naturel de notre vie. Le jeûne des saints Apôtres contribue principalement à la mise en pratique de notre vocation de baptisés. Il nous est proposé de nous exercer à suivre l’exemple des anciens qui sont parvenus à ressembler au Christ et dont nous venons de faire mémoire.

Discernement

L’évangile de ce jour nous fait entendre un enseignement de notre Maître qui se rapporte précisément au fondement du combat ascétique que mènent les saints dont nous suivons les pas. Discerner à l’intérieur de nous-mêmes, de ce for intérieur de notre conscience appelé le cœur, ce qui vient de Dieu et ce qui vient du monde, est la base de toute vie dans le Christ. Il s’agit bien de distinguer si ce qui inspire nos pensées, nos paroles et nos actes est lumière ou ténèbres ; nous sommes invités à reconnaître quel maître nous suivons, quel enseignement et quel exemple illumine toute notre vie ; et il nous est enseigné à ne pas faire de compromis : « Nul ne peut servir deux maîtres ! » Regardons en nous-mêmes pour voir honnêtement où nous en sommes : c’est le début de la voie de la sainteté.

Deux esprits

De même, pour mettre à profit l’exemple des saints Apôtres et de tous les saints, notre Maître nous invite à faire preuve de discernement entre l’esprit du monde et l’esprit du Royaume, existence en  communion éternelle avec le Seigneur et avec le prochain. Le premier esprit, qui inspire le besoin de posséder d’une façon ou d’une autre, nous fait nous soucier des biens matériels et du confort, notamment dans la civilisation où nous vivons. Le deuxième est, non un esprit d’insouciance, mais au contraire le souci de participer à la vie éternelle en Dieu. C’est pourquoi notre Maître emploie le verbe « chercher ».

Chercher la grâce

Pendant le jeûne des Apôtres, mais, comprenons-le, pendant tout le temps qui suit la Pentecôte, nous serons animés par la quête du Royaume ; nous nous définirons comme des chercheurs de la grâce, pour la recevoir si nous ne la sentons pas, et pour la conserver et la faire fructifier quand elle est palpable. Les chrétiens sont des quêteurs de la grâce divine et incréée. Et tout le sens de notre vie, surtout dans ce temps liturgique le plus long de l’année, puisqu’il nous conduit jusqu’au début de la période du Triode, est la consécration à cette quête de la grâce, qu’on peut résumer dans la quête de l’amour du Christ.

Je retiens : chercher l’amour de Dieu

(a.p. Marc-Antoine – 21/06/2026)
Derniers articles
Même sujet
Newsletter
Lettre d’information