Imprimer cet article Imprimer cet article

Le septième dimanche après la Pentecôte : Matt 9, 27-35

Dieu sur terre –

En écoutant l’évangile de ce jour, nous voyons par les yeux de notre esprit un spectacle extraordinaire : le Créateur du ciel et de la terre et de tous les êtres visibles et invisibles ; Celui qui a parlé à Abraham dans le ciel étoilé et dans le buisson inconsumé au prophète Moïse ; Celui qui, avec le consentement de la Vierge et la puissance du saint Esprit, s’est fait Homme ; le Seigneur Sabbaoth que glorifient sans cesse les anges et toutes les puissances incorporelles : nous le voyons marcher sur la terre d’Israël, justement appelée Terre sainte, comme un simple rabbin, un thaumaturge, un homme de bien ou même un prophète, en toute simplicité.

L’œuvre miraculeuse

En vérité, les miracles qu’Il accomplit en ce jour – faire que les aveugles voient et que les possédés soient exorcisés – sont des miracles inouïs, et le peuple l’atteste : « Jamais il n’y a eu pareille manifestation en Israël ! » La nouveauté est d’abord dans la présence palpable du Créateur au sein de sa création et parmi les hommes, à commencer par le peuple qu’Il s’est choisi, peuple élu pour accueillir l’Incarnation même du Seigneur. Jamais, en Israël et dans quelque peuple que ce soit, Dieu ne s’est fait homme et n’est apparu comme homme parmi les hommes. Le Créateur du ciel et de la terre s’est fait homme pour accomplir des actions aussi magnifiques que celles qu’Il accomplit quand Il créa tout ce qui existe : Il est venu pour rénover tout ce qu’Il a créé, pour le restaurer, le rétablir dans sa nature fondamentale et bonne. Jésus est le Dieu parfait, tel qu’Il s’est fait connaître depuis le principe de tout.

Jésus : Dieu parfait et Homme parfait

Mais Il est également l’Homme parfait, comme le confesse la Foi. Nous le voyons, homme parmi les hommes, s’occuper seulement de faire du bien aux autres, de leur manifester l’amour du Père pour eux, de les consoler, de les soigner. Dans l’épître de ce jour, l’apôtre Paul le dit bien : « le Christ ne s’est pas fait plaisir à lui-même ». Il se montre Homme parfait parce qu’Il est un homme sans péché, sans égoïsme, sans amour de soi-même. Il est très humble : Il ne veut pas que l’on rapporte ses œuvres. Nous contemplons en ce jour la perfection de son humanité. Et nous comprenons que les miracles qu’Il accomplit ne sont pas dus seulement à la puissance créatrice de sa divinité : ils naissent de la perfection de son humanité unie à sa divinité, une humanité sainte et divinisée, et qui jouit des caractères divins.

L’homme divinisé

Quels sont ces caractères divins ? – l’amour absolu, la préférence continuelle d’autrui à soi-même, la disposition continuelle à sacrifier son propre plaisir et son propre bonheur pour le bonheur des autres, et l’humilité. Tel est le style de vie, la qualité divine de vie que nous apprend le Sauveur en nous en donnant l’exemple. L’acquisition de l’amour et de l’humilité du Christ divinise l’homme. Nous-mêmes, nous pouvons, en laissant l’égoïsme et l’orgueil nous quitter, en laissant un amour généreux et puissant s’emparer de nous, faire ce qu’Il fait – l’exemple des saints dont nous lisons la vie tous les jours le prouve clairement.