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Nous n’arrivons pas à avoir d’enfant : quelle prière puis-je dire ?

Une vocation naturelle –

Quand un homme et une femme s’aiment, ils désirent profondément concevoir un enfant. D’une part, que c’est un commandement divin, inscrit dès le Paradis, que de concevoir et d’enfanter, et le désir le plus pur de l’être humain est de faire la volonté de Dieu. D’autre part, l’enfant est la personne grâce à laquelle notre amour, au lieu d’être limité au dialogue de deux personnes, s’ouvre généreusement vers une troisième. Dieu Lui-même, qui peut se suffire à lui-même, est une communion d’amour qui veut que d’autres êtres existent pour les combler de son amour et de sa joie. Nous nous reconnaissons dans nos fils et nos filles, comme le Père céleste se reconnaît dans son Fils bien-aimé, ainsi que nous le révèle le mystère du baptême du Christ au Jourdain.

La prière pour la fécondité

Par la foi nous reconnaissons volontiers que concevoir la vie en synergie avec l’acte divin qui crée une nouvelle personne, relève du miracle et ne dépend pas seulement de notre volonté ou du désir charnel. C’est pourquoi la prière a une place importante, et les époux croyants demandent à Dieu la grâce d’accomplir son commandement de fécondité. Une première prière est celle que nous adressons aux saints ancêtres de Dieu Joachim et Anne qui, attristés par la stérilité, furent réjouis par la fécondité inespérée que leur accorda le Seigneur. Il y a d’autres exemples d’une telle fécondité miraculeuse, pensons à Abraham et Sarah. Le canon des saints Ancêtres se trouve dans le Ménologe (9 septembre). On peut également dire le canon de sainte Anne (25 juillet). Nous proposons, à dire après les offices en question, ou à leur place si le temps manque, une prière appropriée.

Prières pour demander à Dieu la fécondité :

> prière d’un couple qui souhaite concevoir un enfant,

> prière pour un couple qui souhaite concevoir un enfant,

> prière d’un couple qui attends un enfant

Circonstances de la prière

Les époux peuvent dire ensemble un de ces deux canons pendant huit ou quinze jours jusqu’au 25 juillet ou au 9 septembre. Il est bien qu’ils suivent un certain jeûne (ni viande ni laitages) pendant cette période, et s’abstiennent également de relations conjugales. Ils peuvent encore profiter du jeûne de la Mère de Dieu (1er au 15 août ) pour prier plus intensément tout en suivant ce carême – ou toute autre période de carême. À l’issue de cette période de prière et de jeûne, ils reprendront la relation conjugale, mais en priant avant de s’unir. Ils peuvent demander également la prière de leur prêtre, de leurs proches et particulièrement de leurs témoins de mariage.

La confession

Avec cela, il serait bien que les époux se confessent car il y a peut-être dans leur âme des péchés conscients ou inconscients, ou qu’ils n’ont jamais confessés, et qui les mettraient en contradiction avec la prière. Et, comme la confession ne se suffit pas à elle-même, il serait très bon qu’ils communient fréquemment pendant cette période si leur père spirituel ou leur prêtre leur en donne la bénédiction, étant considérée la situation dans laquelle ils se trouvent. Par exemple, s’ils n’ont pas reçu la grâce du saint mariage, il est évident qu’ils ne pourront pas prier librement le Seigneur, d’autant que cette grâce du couronnement (le sacrement orthodoxe) comporte précisément celle de la fécondité et de la paternité et maternité spirituelles. Vouloir concevoir c’est également vouloir élever des enfants selon la volonté de Dieu. C’est vouloir les éduquer et les faire grandir devant la face de Dieu dès la conception, par tout un style de vie conjugale et familiale approprié à la grossesse.